Le Bourbonnais

L’histoire du Cheval Bourbonnais illustre le destin de nombreuses races locales françaises, sacrifiées sur l'autel de la productivité industrielle mais qui retrouvent aujourd'hui une raison d'être grâce à leur incroyable capacité d'adaptation et leur lien indéfectible avec leur territoire.

Le cheval Abstang et un paysage des États Unis
Le cheval Abstang et un paysage des États Unis
L'Abstang sur un plaid
La caricature du cheval Abaco Barbe dans un blason
La caricature du cheval Abaco Barbe dans un blason
L'Abaco Barbe sur une tenture
Un cheval Abou'Ourquob et le drapeau du Yémen
Un cheval Abou'Ourquob et le drapeau du Yémen
L'Abou'Ourquob sur une tasse isotherme
Un cheval Abou'Ourquob et un coeur dématérialisé
Un cheval Abou'Ourquob et un coeur dématérialisé
L'Abou'Ourquob sur une horloge
L’Histoire du Cheval Bourbonnais : Le Valeureux Oublié du Centre de la France
 
L’histoire du Cheval Bourbonnais est celle d’une race de terroir qui a longtemps vécu dans l’ombre des grands noms de l’hippologie française. Originaire de l’ancienne province du Bourbonnais (correspondant aujourd'hui largement au département de l’Allier), ce cheval rustique a été, durant des siècles, le pilier de l'économie rurale et un serviteur zélé de l'armée française.
Le cheval Bourbonnais partage des racines communes avec le cheval d’Auvergne. Issu de populations équines archaïques installées dans le Massif central, il s'est progressivement différencié en s'adaptant aux paysages plus ouverts et bocagers de l'Allier.
Au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, il n'existe pas encore de « race » au sens moderne du terme, mais un type local reconnu pour sa sobriété et son endurance. C'est un petit cheval, souvent de robe sombre, capable de vivre en extérieur toute l'année et de se contenter d'une nourriture pauvre.
Le XIXe siècle marque l'âge d'or militaire du Bourbonnais. Sous le Premier Empire, la France a un besoin vital de chevaux de remonte pour sa cavalerie légère (hussards et chasseurs à cheval).
Le cheval Bourbonnais devient alors une cible privilégiée pour les haras nationaux. Sa petite taille, sa vivacité et sa résistance légendaire aux privations en font une monture idéale pour les campagnes épuisantes de Napoléon Ier.
On disait de lui qu'il pouvait parcourir des étapes interminables là où les grands chevaux de sang s'effondraient. Cette période a toutefois amorcé un premier changement : pour augmenter sa taille, les autorités ont commencé à introduire du sang étranger, parfois au détriment de sa rusticité originelle.
Après les guerres impériales, le Bourbonnais se recentre sur le travail civil. C’est l’époque du « double poney » bourbonnais.
L'Agriculture : Il est le partenaire des petits exploitants du bocage. Trop léger pour les labours profonds des grandes plaines du Nord, il est en revanche parfait pour les travaux de fenaison, le hersage et le transport en terrain vallonné.
Le Transport : Il est très utilisé pour le transport des personnes et des marchandises légères. Sa rapidité au trot en fait un cheval apprécié pour les services de diligences locales.
À la fin du XIXe siècle, le cheval Bourbonnais subit deux pressions contradictoires qui vont mener à sa quasi-disparition en tant que race pure :
L'alourdissement : Pour répondre aux besoins de l'agriculture intensive et de la traction lourde, les éleveurs croisent le Bourbonnais avec des races de trait plus massives comme le Percheron ou le Comtois. Le type original s'épaissit et perd sa distinction.
L'effacement devant le Pur-Sang : Pour les loisirs de la bourgeoisie et la remonte militaire de prestige, on lui préfère des chevaux plus croisés avec le Pur-Sang Anglais.
Au début du XXe siècle, le Bourbonnais n'est plus considéré comme une race distincte par les instances officielles, mais plutôt comme une « sous-variété » du cheval d'Auvergne ou un simple cheval de pays.
Après la Seconde Guerre mondiale, comme toutes les races de travail, le Bourbonnais est balayé par la motorisation. Les effectifs fondent de manière drastique.
Ce n'est qu'à la fin du XXe siècle et au début du XXIe que renaît un intérêt pour le patrimoine vivant. Des associations d'éleveurs et de passionnés dans l'Allier ont entrepris un travail de recensement et de sauvegarde des derniers spécimens présentant les caractéristiques historiques du Bourbonnais.
Aujourd'hui, l'histoire du Bourbonnais continue à travers les efforts de reconnaissance du Cheval d'Auvergne (dont il est une composante historique majeure) et les initiatives locales visant à promouvoir ce cheval polyvalent, idéal pour le tourisme équestre et le petit maraîchage.
Les points à retenir sur le Bourbonnais
Le « Cheval à tout faire »
 
Historiquement, il était le partenaire indispensable des petites exploitations du bocage bourbonnais, capable de passer de la selle aux travaux des champs ou à la traction d'une petite charrette.
Héros de l'Empire
 
Sa réputation s'est forgée sur les champs de bataille européens où sa petite taille et sa robustesse permettaient de surpasser des chevaux bien plus grands lors de marches forcées.
Écologique par nature
 
Aujourd'hui, il est plébiscité pour les travaux de « traction animale moderne » (vignes, maraîchage) car son poids modéré ne tasse pas les sols fragiles.
Un patrimoine à protéger
 
Longtemps menacé de disparition par la motorisation et les croisements avec des chevaux de trait lourds, il fait l'objet d'un regain d'intérêt de la part d'éleveurs passionnés de l'Allier souhaitant préserver ce type historique.
Les dates clés du Bourbonnais
XVIIe - XVIIIe s.
 
Existence d'un type rustique local dans le Bourbonnais.
1800-1815
 
Utilisation massive par la cavalerie légère de Napoléon.
1850
 
Apogée de l'utilisation agricole et du transport léger.
1900-1940
 
Déclin et dilution de la race par des croisements avec des chevaux de trait lourds.
Années 2000
 
Regain d'intérêt pour la sauvegarde du type historique et valorisation dans le cadre du développement durable.
L'essentiel sur le Bourbonnais
Nom de la race
 
Bourbonnais (souvent associé ou intégré au Cheval d'Auvergne).
Origine
 
France (Province du Bourbonnais, département de l'Allier).
Type
 
Petit cheval de trait léger - « Double poney » rustique.
Taille
 
Gabarit compact : entre 1,45 m et 1,55 m au garrot.
Morphologie
 
Trapu et solide. Dos court, croupe musclée, membres vigoureux et tête expressive.
Robe
 
Principalement bai ou bai-brun (avec extrémités noires).
Tempérament
 
Calme, d'une grande sobriété, intelligent et très endurant.
Histoire marquante
 
Monture de prédilection pour la cavalerie légère (hussards) sous Napoléon Ier.
Qualité majeure
 
Incroyable capacité de résistance aux privations et aux climats variés.
Utilisations actuelles
 
Randonnée de loisir, tourisme équestre, maraîchage bio, et attelage.
Statut actuel
 
Race rare en cours de préservation (gérée via l'Association du Cheval d'Auvergne).
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Un dessin de style chibi du cheval Abaga Noir
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L'Abaga sur une coque mobile
Un cheval Abaco Barbe, la plage et un coeur
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L'Abaco Barbe sur un mug
Une caricature du Cheval Afghan
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L'Afghan sur un crop top
La tête du cheval Abaco Barbe, un écusson et un paysage
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L'Abaco Barbe sur une carte de voeux
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