Le
Cheval de Montagne Bosniaque est une race de petits
chevaux domestiques qui constitue la majorité de la population équine dans l'actuelle
Bosnie Herzégovine.
La race est très similaire aux
Konik et
Huçul, avec lesquels elle partage les ancêtres, et dont les trois races constituent les «
races des Balkans ».
Développé au cours de l'année
1908, on pense qu'ils proviennent d'un croisement entre le
Tarpan et le
Mongol, bien que la race en ait été diluée.
Au cours de l'empire
Ottoman, mais aussi sous la monarchie
Austro Hongroise, les caractéristiques de la race furent altérées à la suite d'un apport de sang oriental et turque.
Fort heureusement, le
Tarpan (race aujourd'hui éteinte) a, plus tard, été ajouté, et les qualités du
Cheval de Montagne Bosniaque en ont été renforcées.
Au début du
XXème siècle, l'élevage du
Cheval de Montagne Bosniaque était strictement réglementé.
À
Gorazde, en
Bosnie Herzégovine, il y avait un centre où le gouvernement contrôlait tous les
étalons.
Les
juments étaient au
Haras National Borike situé à
Rogatica, au nord-est de
Sarajevo, et appartenaient aussi à des particuliers.
Le
Cheval de Montagne Bosniaque remonte aux trois
étalons Misko,
Agan et
Barut, qui furent les principaux reproducteurs du
Haras National Borike.
Afin de garantir les meilleurs et les plus robustes individus, les
étalons, avant la guerre de
Bosnie, devaient subir des tests de performance.
Pendant la guerre, le programme d'élevage et de conservation du
Cheval de Montagne Bosniaque a été sérieusement affecté
(2003).
La majorité de la population de
chevaux, environ
70% appartient à cette race locale du
Cheval de Montagne Bosniaque.
Après la guerre la population du
Cheval de Montagne Bosniaque va considérablement diminuer en une dizaine d'années, l'effectif qui était de
46000 individus en
1990, est passé à
12390 sujets en
2003.
De nos jours, le
Cheval de Montagne Bosniaque est en voie d'extinction, et ne pourra être sauvé qu'à la suite d'un accord entre les propriétaires du
Haras de Borike et le
Ministère de l'Agriculture.
En effet, la terre sur laquelle le
Cheval de Montagne Bosniaque vit, a d'abord été privatisée, puis les propriétaires ont été changés plusieurs fois, pour finalement laisser les
chevaux sans écuries, ni
pâturages.