Côté cavalier, il faut bien prendre en compte son niveau de monte tout comme sa force du contact avec le mors.
Quant à la discipline, ou les disciplines pratiquées, il est clair que pour certaines d'entres elles, le choix du mors paraît évident.
Si on pratique la randonnée de loisir sur un cheval calme, on va opter pour un mors plutôt doux ou pour l'hackamore, qui n'a pas d'embouchure.
Par contre, avec un cheval en compétition de dressage monté par un cavalier expérimenté, le mors de bride sera bien entendu choisi.
Mais cela n'est pas aussi simple, on a déjà vu en concours de saut d'obstacles quelques rares chevaux montés avec un hackamore, cette sélection peut paraître aberrante, mais dans la pratique, elle fonctionne.
Cela démontre que pour choisir le bon mors, on ne peut pas se reposer sur le hasard ou sur des idées préconçues, mais prendre en compte la totalité des facteurs et des protagonistes.
En résumé, le niveau de cavalier, le comportement du cheval, la matière du canon comme sa forme, et enfin, la taille et la famille du mors doivent être pris en compte.
Par conséquence, le choix du mors doit être cohérent par rapport à l'ensemble de ces critères.
Il est possible de prendre un raccourci si on pratique une équitation de loisirs, pour peu que le cheval soit calme, en optant pour un mors chantilly, Verdun, à olives ou à aiguilles, car ceux-ci sont doux et conviennent à la plupart des chevaux.
Dans ce cas de figure, on peut éliminer les étapes de la famille du mors, de la discipline et du niveau du cavalier (si on choisi une embouchure droite ou à simple brisure).
Dans la même optique, il est aussi possible de choisir l'hackamore, mais son utilisation demande de la délicatesse, car lorsque l'on tire sur les rênes cela influence la respiration du cheval.