Le Cirit

L'histoire du Cheval Cirit est celle de la métamorphose d'une monture de guerre en un athlète de haut niveau. Il incarne la persistance des racines nomades de la Turquie au sein du monde moderne.

La caricature de la tête d'un cheval Abaga
La caricature de la tête d'un cheval Abaga
L'Abaga sur un sac cadeau
La tête d'un cheval et le drapeaux des États Unis
La tête d'un cheval et le drapeaux des États Unis
L'Abstang sur une robe
Une illustration réaliste du Cheval Adaev
Une illustration réaliste du Cheval Adaev
L'Adaev sur un tapis de souris
Le blason de l'Abtenauer d'Autriche
Le blason de l'Abtenauer d'Autriche
L'Abtenauer sur une casquette
L’Histoire du Cheval Cirit : Le Guerrier des Steppes d’Anatolie
 
L'histoire du Cheval Cirit (ou Cirit Atı) est indissociable de l'histoire militaire et culturelle des peuples turcs. Contrairement à d'autres races sélectionnées pour leur esthétique ou leur vitesse pure, le cheval Cirit est le produit d'une discipline spécifique : le Cirit (ou Jereed), un sport équestre ancestral consistant à lancer des javelots en bois tout en galopant.
Son histoire est celle d'un outil de guerre transformé en symbole national.
L'épopée du cheval Cirit commence bien avant l'arrivée des Turcs en Anatolie.
La culture du cheval-archer : Les tribus turciques d'Asie centrale dépendaient de chevaux capables de changements de direction foudroyants et d'accélérations brutales. Les ancêtres du Cirit étaient ces chevaux des steppes, de petite taille mais d'une endurance et d'une agilité hors du commun.
Le jeu comme entraînement : Le Cirit est né comme une méthode d'entraînement pour les cavaliers archers et lanciers. Il permettait de simuler le chaos du champ de bataille, exigeant des chevaux une réactivité absolue aux commandes du cavalier.
Avec la migration des Seldjoukides vers l'ouest et la victoire de Manzikert (1071), ces chevaux pénètrent sur les plateaux anatoliens.
Adaptation au terrain : En Anatolie, les chevaux de type « Cirit » se croisent avec les races locales anatoliennes. Ils s'adaptent aux sols accidentés et aux hivers rigoureux de l'Anatolie orientale (Erzurum, Kars, Erzincan), qui deviendront plus tard le cœur historique de l'élevage de cette race de sport.
C'est sous l'Empire ottoman que le cheval Cirit atteint son statut de noblesse.
Le sport des Sultans : Le Cirit devient le sport le plus populaire de l'empire. Il est considéré comme une préparation militaire essentielle pour les Sipahis (cavaliers d'élite). Les chevaux sont sélectionnés pour leur « intelligence de jeu » : leur capacité à anticiper le lancer du javelot et à esquiver les projectiles.
L’influence Arabe : Durant cette période, des croisements avec le Pur-sang Arabe (notamment les lignées de Bagdad et de Syrie) affinent la silhouette du cheval Cirit, lui apportant plus de vitesse et de souffle, tout en conservant la rusticité de la souche anatolienne.
L'interdiction de 1826 : Suite à la suppression du corps des Janissaires, le Sultan Mahmud II interdit temporairement le jeu de Cirit, le jugeant trop dangereux et lié à l'ordre ancien. Cependant, l'élevage se maintient clandestinement dans les provinces reculées, sauvant ainsi la race et la tradition.
Après la chute de l'Empire et la création de la République de Turquie par Mustafa Kemal Atatürk, le cheval Cirit retrouve ses lettres de noblesse.
Refuge en Anatolie Orientale : Le cheval Cirit doit sa survie aux paysans et cavaliers d'Erzurum et de Bayburt, qui ont continué à élever ces chevaux spécifiquement pour les tournois de villages.
Standardisation Sportive : Avec la création de la Fédération turque des sports traditionnels, le cheval Cirit est désormais reconnu comme un type spécifique. Ce n'est pas toujours une race « pure » au sens génétique strict, mais une sélection fonctionnelle basée sur des lignées de Pur-sang Arabes Turcs croisés avec des chevaux locaux robustes.
Aujourd'hui, l'histoire du cheval Cirit se poursuit à travers les clubs de sport traditionnel qui fleurissent en Turquie.
Sélection fonctionnelle : Le cheval moderne doit être capable de passer de l'arrêt complet au galop de charge, de pivoter à 180 degrés instantanément et de ne pas craindre le sifflement des javelots.
Symbole d'Identité : Il est devenu un ambassadeur de la culture turque, apparaissant dans les cérémonies officielles et les festivals internationaux, témoignant d'une époque où le lien entre l'homme, le cheval et le javelot était une question de vie ou de mort.
Les points à retenir sur le Cirit
L'Intelligence de Jeu
 
Contrairement à un cheval de course classique, le cheval Cirit possède un véritable « sens tactique ». Il apprend à anticiper les trajectoires des javelots et à réagir aux micro-signaux de son cavalier pour esquiver les tirs adverses.
Un Héritage Guerrier
 
Ce cheval est le descendant direct des montures des archers et lanciers ottomans. Ses capacités de manœuvrabilité étaient autrefois une question de survie sur les champs de bataille.
Résistance au Climat
 
Élevé sur les hauts plateaux de l'Anatolie orientale, il supporte des hivers extrêmement rigoureux et possède une endurance naturelle supérieure à celle des chevaux de plaine.
Le Maître du « Stop and Go »
 
Sa morphologie est optimisée pour l'explosivité. Il est capable de passer de l'arrêt complet au galop de charge en quelques foulées, une caractéristique indispensable pour le tournoi.
Symbole National
 
Le couple formé par le cavalier et son cheval Cirit est l'image la plus forte du folklore turc. Lors des festivals comme celui d'Erzurum, ces chevaux sont parés de décorations traditionnelles (pompons, broderies) qui soulignent leur noblesse.
Les dates clés du Cirit
Antiquité - Moyen Âge
 
Formation des aptitudes de combat dans les steppes d'Asie Centrale.
1071
 
Introduction du type de cheval de cavalerie légère en Anatolie.
XVIe - XVIIIe siècles
 
Apogée du Cirit comme sport militaire ottoman et croisement avec le sang arabe.
1826 - 1900
 
Période de déclin et survie rurale en Anatolie orientale.
1990 - Présent
 
Institutionnalisation du sport et protection du cheval Cirit comme patrimoine culturel immatériel.
L'essentiel sur le Cirit
Nom de la race
 
Cirit (ou Cirit Atı, cheval de javelot).
Origine
 
Turquie (Berceau en Anatolie Orientale : Erzurum, Bayburt, Kars).
Type
 
Cheval de sport traditionnel - Cavalerie légère.
Taille au garrot
 
Généralement entre 1,34 m et 1,44 m.
Morphologie
 
Compact et puissant ; arrière-main très musclée pour des départs explosifs ; poitrail large.
Génétique
 
Issu de croisements entre le Pur-sang Arabe Turc et des chevaux anatoliens robustes.
Aptitudes Spéciales
 
Capacité unique de pivot (tourner à 180° instantanément) et d'arrêt net à pleine vitesse.
Robe
 
Principalement Gris (Gris pommelé), Bai et Alezan.
Tempérament
 
Exceptionnellement courageux, intelligent et insensible au sifflement des projectiles.
Utilisation principale
 
Le Jeu du Cirit (sport ancestral de lancer de javelot en bois).
Statut de la race
 
Patrimoine culturel vivant, très protégé par les clubs de sports traditionnels turcs.
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La caricature du cheval Abaga Noir dans un blason
La caricature du cheval Abaga Noir dans un blason
L'Abaga sur un porte-clés
Un dessin cartoon d'un cheval Abou'Ourquob
Un dessin cartoon d'un cheval Abou'Ourquob
L'Abou'Ourquob sur une robe
Une caricature d'un cheval Abaga noir
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L'Abaga sur un tote bag
La tête du Cheval Abtenauer, un blason et un paysage
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L'Abtenauer sur un sac à dos
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