Le Comtois sera élevé avec d'autres races comme le Normand, le Boulonnais et le Percheron au cours du XIXème siècle. Victime de croisements variés, l'effectif de la race diminue alors dangereusement, jusqu'à être menacé d'extinction. Mais depuis 1905, un cheval plus fort avec une nette amélioration des membres a émergé en utilisant de petits étalons Ardennais bais, sans balzane, ni marque sur la tête.
Le ComtoisComtois est resté dans la même région de l'est de la France depuis son introduction initiale où les montagnes du Jura bordent la France et la Suisse. Cette région, plus connue sous le nom de Franche Comté, est de nos jours incluse dans la région de la Bourgogne Franche Comté suite à la réforme du 17 décembre 2014.
En 1910, le premier concours d'éleveurs de Comtois, qui existe toujours aujourd'hui, aura lieu à Maîche sous le nom de « National Comtois ». Neuf ans plus tard, en 1919, quelques éleveurs de la montagne constituent l'« Association Nationale du Cheval de Trait Comtois » dans la commune de Besançon et dès 1925, la sélection se poursuit dans le régime de l'indigénat.
Malgré la généralisation de la motorisation de l'après guerre, le Comtois est toujours présent dans les pâturages et c'est aujourd'hui la première race de chevaux de trait en France. Ainsi, en 2016, il y a eu 3 134 immatriculations enregistrées, soit 33% du total des immatriculations de chevaux de trait, 5 677 juments saillies, et 743 étalons en activité.