Le Criollo Argentin

Un cheval sud-américain indispensable au travail dans les fermes

 Les collections 
Le Cheval qui bondit sur une maniqueLe Cheval Abaga sur un sac à cordonLe Cheval Akhal Téké sur un cabasLe Cheval d'Abaco sur un mugLe Cheval Arabe sur une chope
L'histoire du Criollo Argentin, intimement liée à celles des autres chevaux du type Criollo, s'amorce lors de la conquête du Nouveau Monde.

En 1535 environ cent Andalous (Pure Race Espagnole et Lusitanien), des chevaux du type Barbe et quelques chevaux de trait, sont introduits dans le pays, après avoir été amenés par Don Pedro Mendoza, fondateur de la ville de Buenos Aires né vers 1487 et décédé en 1537, dans la région connue sous le nom de Nouvelle Toledo.

En décembre 1536, les Querandis détruiront les défenses de la ville de Buenos Aires et y mettront le feu. À la suite de cet épisode, Don Pedro Mendoza, découragé et très malade, décidera d'embarquer pour l'Espagne le 22 avril 1537, en laissant derrière lui les chevaux qu'il avait amené. Laissé pour compte, ils parviendront sans mal à survivre dans cet environnement et à se reproduire, grâce aux conditions de l'habitat naturel que représente l'humide Pampa d'Argentine.

Pendant quatre siècles, le Criollo Argentin a évolué, en totale liberté, dans les plaines de l'Argentine. Durant cette période, les gauchos capturaient, de temps en temps, quelques individus pour en faire des chevaux de selle, d'attelage ou pour le travail de bétail. Au fil du temps, le Criollo Argentin est devenu, aux yeux des Gauchos, un compagnon indispensable au travail dans les fermes.

Le véritable élevage du Criollo Argentin ne commencera qu'au début du XXème siècle, lorsque cette race sera croisée avec des étalons européens et américains. Mais un de ces croisements, n'a pas eu le résultat escompté, il s'agit de celui effectué avec le Pur Sang qui a mis en danger l'existence de la race.

Fort heureusement, un groupe d'agriculteurs s'est associé pour la sauver et même si ce croisement n'a pas permit d'améliorer le Criollo Argentin, il a abouti sur la naissance d'une nouvelle race, le célèbre Polo Argentin.

De nos jours, la tradition perdure en Argentine et le Criollo Argentin continue à être élevé en plein air, sans aucun contact avec l'homme jusqu'à l'âge de trois ans. Le climat rigoureux du pays les rend particulièrement résistants, avec une espérance de vie bien supérieure à la moyenne, car celui-ci peut vivre jusqu'à 40 ans.

Le Criollo Argentin a été « reconstitué » de 1875 à 1890. Le premier registre généalogique du Criollo est apparut au Chili en 1893, où il est surnommé le « Fina Sangre Chilena » par la population locale, puis en Argentine en 1912, enfin au Brésil et en Uruguay en 1930. Plus tard les quatre registres seront réunis.

L'« Association des Éleveurs de Chevaux Criollo » a été fondée à Buenos Aires le 16 juin 1923 par un groupe de 40 éleveurs de la race et son premier président fut Don Raúl Videla Dorna, qui occupa ce poste de 1923 à 1927. L'objectif principal de l'association était, et reste, la diffusion et la promotion de l'élevage de la race Criollo (Criollo Argentin, Criollo Vénézuélien, Chilien, Criollo Hondurien, Criollo Colombien, Criollo Oriental, Criollo Paraguayen, Criollo Uruguayen, Criollo Altiplanico).

Au cours de son histoire, l'association a eu plusieurs quartiers généraux et depuis 1977, son siège se tient à Larrea 670, toujours dans la ville de Buenos Aires.
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