Un des descendants du cheval colonial originaire d'Espagne introduit à partir du XVIème siècle
En Amérique du Sud les chevaux étaient éteints à peu près 10 000 années avant notre ère, lorsque, lors du second voyage de Christophe Colomb en 1493, de nouveaux individus feront leur apparition.
Proche du Criollo Argentin en plus petit, le Criollo Vénézuélien, comme la race du Trote Y Galope, descend de ce cheval colonial originaire d'Espagne, qui a été introduit, à partir du XVIème siècle, par les colons et les conquistadors.
Lors du peuplement, en 1526 de Santa Ana de Coro dans l'État de Falcón au Venezuela, l'introduction d'élevages de chevaux devint indispensable. Pour ce faire, la famille Welser (famille patricienne de marchands et de banquiers d'Augsbourg) sera chargée en 1528, par le roi d'Espagne, d'importer des chevaux depuis Hispaniola (appelé de nos jours Haïti), San Juan (la capitale de Porto Rico) et Santiago de Cuba vers le Venezuela.
Par ailleurs, il semblerait que l'introduction, lors de la conquête du Nouveau Monde, d'environ cent Andalous (Pure Race Espagnole et Lusitanien), quelques chevaux de la race Barbe et quelques chevaux de trait, qui ont été amené par Don Pedro Mendoza, fondateur de la ville de Buenos Aires, dans la région connue sous le nom de Nouvelle Toledo, ait eu une influence notable sur la race.
Quoi qu'il en soit, il est certain que la grande majorité des ancêtres du Criollo Vénézuélien, soit originaire des Antilles, même si l'on suppose qu'une part assez conséquente, provient directement d'Espagne par le biais des importations de la famille Welser ou des colons.
D'autres arrivages en provenance de l'Espagne vont avoir lieu, dont celui d'Ambrosio de Alfinger (né vers 1500 et décédé en 1533), qui amènera au Venezuela plus de 80 chevaux embarqués à San Lúcar de Barrameda et celui de Cristóbal Rodríguez (un colon des Llanos), qui amènera, en 1545, dix juments et deux poulains Andalous directement depuis Jerez de la Frontera.
C'est avec tous ces chevaux que le Criollo Vénézuélien va se former dans le Nord Ouest du Venezuela, dans les plaines de Llanos. Mais ce ne sera pas le seul facteur qui va permettre de forger la race. Le climat particulièrement rude, avec des hivers très secs sera aussi à l'origine de ce cheval rustique et endurant.
Le Criollo Vénézuélien, qui est un cheval propre à son pays de naissance, le Venezuela, est considéré comme une race locale qui peut se diviser en trois types, celui des États d'Apure, celui des États d'Aragua, et enfin, de celui des États de Mérida.
Le Criollo Vénézuélien est une race qui a besoin d'une surveillance accrue, car elle a beaucoup souffert des nombreux croisements qui ont eu lieu depuis sa création. Une prise de conscience récente aidera probablement à la subsistance de la race pure.