Il est donc important de lui donner quelquefois une eau qui provient d'une autre source.
A l'exercice, les pertes en eau se font principalement par la sueur.
Des chevaux de sport comme les trotteurs et les galopeurs peuvent perdre jusqu'à 10 litres pour une course entre 1600 et 3200 mètres et dans des conditions chaudes et humides, cela peut atteindre 10 à 15 litres par heure sur un exercice prolongé de type endurance.
Cela peut représenter 4 à 6%, parfois même 10% du poids du cheval à la fin de l'exercice.
Cette perte d'eau corporelle conséquentes ne peuvent pas toujours êtres compensées rapidement, il peut falloir de 18 à 24 heures après la fin de l'exercice, pour que le cheval soit totalement réhydraté.
De plus l'augmentation de la température corporelle qui est provoqué par l'exercice et les pertes en eau qui sont liées à la production de sueur, riche en électrolytes, demandent un suivi rigoureux et une compensation au cours du travail, pour éviter des dommages physiologiques.
Pour évaluer le taux d'hydratation d'un cheval il existe plusieurs méthodes.
Comme l'eau assure la dilution des cellules du sang, il est possible de se rendre compte de sa « fluidité » dans les vaisseaux superficiels de la peau, lorsqu'on mesure le temps de remplissage capillaire sur la muqueuse gingivale par exemple.
Il existe aussi le « test du pli de peau » qui consiste à évaluer sa souplesse, qui va se réduire lors de déshydratation, en pinçant la peau à l'avant de l'épaule et examinant le temps de retour à la normale qui doit être inférieur à 2 secondes.
On peut également observer la déshydratation au niveau de ses yeux qui donne l'impression d'être enfoncés dans ses orbites.
Une déshydratation, même modérée, aura un impact sur la performance sportive notamment à cause de la réduction de la perfusion sanguine des muscles et des autres organes, malgré l'augmentation du rythme cardiaque.
A un stade plus avancé, des affections spécifiques doivent être anticipées et gérées comme la colique, la myosite, le coup de sang, le coup de chaleur ou la fourbure.
Le problème qui se pose lors d'une déshydratation, c'est que la sensation de soif peut partiellement être inhibée, il devient alors difficile de réhydrater un cheval par l'abreuvement, il faudra alors le doucher pour faire descendre sa température corporelle.