Également nommée Donskaya et Donski, la race est issue de croisements avec des étalons de race Turkmène, Karabakh, Kabardin et d'Arabes perses qui furent lâchés dans la steppe parmi des juments autochtones.
Après une sélection au cours des années 1830, la Russie met en place de grands haras afin d'élever des chevaux de guerre en plein air, plus particulièrement en « taboune », dans des conditions climatiques rudes, contribuant ainsi à forger la résistance incroyable de la race. Des croisements avec le Pur Sang, l'Orlov et l'Arabe sont tout d'abord effectué, ensuite il sera influencé par l'Orlov Rostopchin.
Après l'arrêt des croisements extérieurs, la race du Don va pouvoir être réellement fixée, mais l'inutilité croissante du cheval de selle à cette époque, va imposer des croisements pour obtenir un trait léger. Mais cela ne sera pas sans conséquence, puisque au recensement de 1980 sur 127 684 individus de la race, seulement 18 120 seront considérés comme étant de race pure.
Après cela, la Russie va peu à peu se désintéresser de l'élevage du Don et ne le subventionner qu'à un niveau très faible. Ceci cumulé à la généralisation de la motorisation et la guerre, va provoquer le déclin de l'effectif de la race. Sans compter la rareté des élevages en plein air, le dernier aurait été visité par la Fédération équestre de Russie en 2009.
Pour promouvoir le Don, un éleveur va organiser en 2012 un raid de Moscou à Paris et en 2015, un autre de Berlin à Moscou.
De nos jours, il existe encore des chevaux de race Don encore en liberté dans les steppes. Il s'agit d'ailleurs d'une des plus importantes races de Russie, et après avoir frôlé l'extinction après la Première Guerre Mondiale, elle se porte plutôt bien de nos jours.