Mais au delà des apparences, l'élevage du Dülmen est strictement réglementé afin de garder le côté « originel » de la race. Un des moyens utilisés pour y parvenir, est un événement qui a lieu le dernier samedi de mai, où les jeunes étalons, à l'âge de 1 an, sont attrapés « à la main » et sont vendus aux enchères. Et afin de contrôler la date des naissances, les étalons sont introduits dans le troupeau qu'entre mai et septembre. Par ailleurs le troupeau est constitué de plusieurs « groupes familiaux », chacun étant composé de juments apparentées et de leurs poulains, conduit par une dominante.
Curieusement, la principale cause de décès du Dülmen, qui est protégé de ses prédateurs naturels, est la famine, car les animaux âgés ne peuvent pas toujours se nourrir convenablement à cause de leurs dents très usées, cela démontre aussi à quel point l'intervention de l'homme est limitée.
L'uniformité de la robe n'a pas toujours existé, c'est à partir de 1984, qu'il fut décidé de croiser uniquement les étalons de couleur grise. L'étalon Konik « Nougat » a d'ailleurs eu une grande influence sur l'amélioration d'un type uniforme avec l'héritage de couleur correspondant au standard qui préfère un individu avec une raie de mulet et des zébrures aux membres.
La race, malgré la protection qui l'entoure, garde de très petits effectifs. En 2007, son niveau de menace est considéré comme « en danger critique d'extinction », tout comme dans l'étude menée par l'Université d'Uppsala en 2010. Depuis 2015, le Dülmen est d'ailleurs éligible aux aides financières accordées en Allemagne pour la préservation des races menacées.