Il montre également une étonnante ressemblance avec les chevaux peints sur les parois des grottes de l'âge glaciaire, il y a près de 30000 ans. D'ailleurs, il est admis que ces chevaux sont arrivés par l'Est en Norvège, et que des équidés sauvages peuplaient le sud de la Suède et le Danemark durant la dernière période glaciaire.
Selon la majorité, Fjord serait apparu pour la première fois dans la région de Vestlandet, dans l'Ouest, où il aurait été élevé de façon sélective pendant 2 000 ans, initialement par les Vikings. Ce qui est sûr, c'est qu'il s'agit d'une race reconnue comme étant très pure, car les éventuels croisements effectués dans le passé semblent n'avoir laissé aucune trace.
C'est pendant la décennie de 1840 à 1850 que l'élevage va s'organiser et en 1843, un haras national sera créé à Hjerkinn, avec seulement six juments et un étalon. Comme c'était d'usage à l'époque, l'objectif était d'apporter des améliorations à la race pour un usage militaire. C'est ainsi que des croisements avec le Døle Gudbrandsdal seront effectués, plus particulièrement à l'initiative de Johan Lindquist.
Focaliser sur son objectif d'obtenir un individu amélioré et ne trouvant pas un étalon correspondant à ses attentes parmi le Fjord, il choisit alors d'utiliser le Døle Gudbrandsdal dans son programme d'élevage. Par la suite, le gouvernement fera l'acquisition d'étalons de qualité, entre 1870 et 1880, et les comtés achèteront leurs propres reproducteurs.
Deux étalons vont faire sensation et vont fortement influencer la race, il s'agit de « Rosendalborken », né en 1863 et « Njål », né en 1891, qui est actuellement présent dans toutes les lignées Fjord du monde. Mais en 1907, l'influence du Døle Gudbrandsdal sur le Fjord fait débat, et les croisements seront définitivement interdits. Depuis le Fjord n'a plus subit l'influence d'une autre race étrangère.
Sa docilité, sa rusticité et sa capacité de travail en fait un cheval idéal pour un grand nombre de fermes agricoles situées dans l'Ouest de la Norvège. Le Fjord a participé également à certaines expéditions d'exploration et jusqu'à la Seconde Guerre mondiale (1939 à 1945), il sera employé pour travailler dans des régions montagneuses où il transporte aussi des chargements entre les navires et les villages.
Comme une grande majorité de races, la généralisation de la motorisation a gravement affecté l'effectif du Fjord qui a connu une forte diminution. A partir de 1965, le Fjord sera disséminé dans des petites fermes afin de promouvoir ses capacités de travail.
En 1910, le premier registre généalogique est créé et il enregistrera initialement 308 étalons nés entre 1857 et 1904.
A partir du milieu du XXème siècle, l'élevage du Fjord va s'élargir au niveau international et d'autres pays vont créer des associations reconnues et leur propre registre généalogique. Cet engouement vis à vis du Fjord est très similaire à l'époque de celui qui a touché le Haflinger d'Autriche.
Considéré comme un symbole national et une race transfrontalière, le Fjord, qui doit son succès à sa beauté naturelle et à son apparence atypique, comptabilise au recensement de 2012 une population de plus de 40 000 chevaux. Ce qui fait que le cheptel du Fjord est suffisamment importante pour permettre une gestion durable de la race.
Jusqu'au milieu du XIXème siècle, le modèle du Fjord évolue. Sa taille et sa morphologie connaissent de nombreuses variations. En 1843, la création à Hjerkin d'un Haras National marque le début de l'élevage organisé en Norvège, dans le but surtout d'améliorer la race.
Quelques étalons, ont marqué ce début d'histoire. Parmi eux on trouve, « Rosendalborken », né en 1863, qui présenté à l'âge respectable de vingt ans à une exposition à Hambourg, laissa une très forte impression sur les spectateurs ou « Njal 166 », né en 1891, qui est actuellement présent dans la lignée de chaque cheval Fjord du monde. Le premier Stud-book est ouvert en 1910 en Norvège.
Aujourd'hui encore le Fjord a une place importante en Norvège, il est beaucoup considéré comme un symbole national. Il a été importé dans de nombreux autres pays. Une dizaine d'entre eux ont d'ailleurs des associations officiellement reconnues, avec des registres généalogiques.