Le Frison

Une « perle noire » qui fait partie du patrimoine culturel des Pays Bas

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Le Cheval Frison sur un mug isothermeLe Cheval Frison sur un sweat à capucheLe Cheval Frison sur une paire de chaussettesLe Cheval Frison sur une veste à capucheLe Cheval Frison sur un t-shirt
Le Frison descend d'une ancienne race de chevaux qui peuplait l'Ouest de la Province de la Frise, dont il tire son nom, il y a près de 3000 ans, là où furent découverts les restes d'un cheval similaire à sang froid.

Les archéologues attestent que le Frison fut utilisé comme monture par les soldats romains lors de la construction du mur d'Hadrien, vers 150 après Jésus Christ. On pense aussi, qu'au début de l'ère, le Frison était utilisé dans l'armée et au IVème siècle, l'écrivain anglais Anthony Dent décrit la présence de troupes frisonnes à Carllisle.

Dans les deux cas, il s'agit probablement de mercenaires frisons (peuple germanique appartenant sur le plan ethnolinguistique au rameau westique) avec des étalons de type Frison.

Quoi qu'il en soit, il est certain que Guillaume le Conquérant utilisait au XIème siècle des chevaux qui présentaient de grandes similitudes avec le Frison. En effet, plusieurs illustrations de chevaliers avec des chevaux ressemblant à la race sont connues à cette époque.

La première preuve écrite du nom de « Frison » est une déclaration selon laquelle Jean-Frédéric Ier de Saxe (né en 1503 et décédé en 1554), dit « le Magnanime », est venu en 1544 à Spires sur un étalon Frison, et plus tard, il montait encore cet étalon lors de la bataille de Muhlberg (1547).

Au XVIème siècle, les montures de l'armée Espagnole apportèrent du sang Oriental et ibère dans la Province de la Frise, alors il est très que probable que le Frison fut croisé, à cette époque, avec l'Arabe et le Pure Race Espagnole.

Au XVIIème siècle, on éleva des trotteurs pour les courses aux Pays Bas, le Hard draver Frison participa au développement de l'Orlov, du Dales et selon de nombreux écrivains du Shire et du Fell. La race était aussi bien représentée dans diverses écoles d'équitation, où l'art équestre de la Hogeschool était pratiqué.

Entre le XVIIIème siècle et XIXème siècle, l'utilisation du Frison va se limiter à la Province de la Frise actuelle. Au cours de cette période, il continuait très probablement à être employé dans l'élevage d'Orlov, mais également dans celui du Trotteur Américain.

Dans la campagne, la race était principalement une expression de la richesse à la fin du XIXème siècle, souvent utilisée lorsque les paysans allaient à l'église, et également pour le « divertissement ». Traditionnellement, il était monté avec seulement une petite couverture orange sur le dos.

Le Frison va traverser une période très difficile entre le XIXème siècle et le XXème siècle, car il va devoir rivaliser avec des chevaux plus lourds, et, en tant que « cheval de spectacle », il n'a pas, sans mauvais jeu de mots, fait le poids. Les agriculteurs n'hésiteront pas longtemps pour passer à des races de trait, qu'ils vont, par la suite, croiser avec le Frison. Non seulement le résultat ne fut pas probant, mais cela a failli provoquer l'extinction de la race.

En 1913, il ne resta, dans toute la Province de la Frise, plus que trois étalons disponibles à la reproduction, Prins 109 P, Alva 113 P, et Friso 117 P. Ce sera une poignée de passionnés qui sauvera la race de l'extinction, en créant une association « Het Friesch Paard », suivi d'un registre généalogique. Cela va donner un nouveau souffle à l'élevage, grâce à une politique d'achat, et l'intervention d'experts sur des étalons de la race Pur Sang de haute qualité encore présents.

Cette politique a été couronnée de succès, et le Frison a été sauvé de l'effondrement. Le Haras Royal de Borculo et le Haras de Oorsprong, fondé en 1885 à Huis ter Heide par la famille Van Eysinga, y ont joué un rôle important.

Afin que le Frison puisse rivaliser avec les chevaux étrangers, l'accent fut mis sur la force plutôt que sur le luxe après 1913, et la race est devenue un peu plus petite et plus lourde. Ce modèle n'existe plus de nos jours, ce qui est préférable, car le type émergé de ces croisements n'aurait pas permis au Frison de rencontrer le succès que nous lui connaissons.

En 1954, la reine Juliana, née le 30 avril 1909 à La Haye et morte le 20 mars 2004 au Palais de Soestdijk, a pris la direction de la coopérative, et a établi les bases de la sélection toujours en vigueur aujourd'hui.

Une crise de reproduction a suivi dans les années 1960, et alors que les fermes commençaient à se mécaniser, la plupart des agriculteurs n'avaient pas assez argent pour pouvoir garder le cheval pour le simple plaisir, ainsi le Frison a, petit à petit, disparu des fermes.

En 1965, environ 500 juments seulement étaient inscrites dans les registres généalogiques. Heureusement, de grands passionnés, ainsi que l'Association d'équitation nationale « De Oorsprong », a fait une croisade à travers la Province de la Frise en 1967 pour promouvoir le Frison.

Du 28 mars au 1er avril de la même année, une procession de passionnés avec le Frison s'est déplacée d'Huis ter Heide à Workum. Cette tournée de promotion, où beaucoup de gens ont découvert les merveilleuses qualités du Frison, va avoir un effet très positif, et sera suivie par la croissance rapide de la race au cours des deux décennies suivantes.

Après la période critique des années 1960, le vent a tourné et le Frison n'a fait que gagner en popularité. L'importance de son effectif permet au « Frison Royal » d'être plus strict dans ses sélections, et de porter ainsi la qualité moyenne de la conformation, et de l'utilité des chevaux, à un niveau supérieur.

Le « Frison Royal » est le plus ancien, et le deuxième plus grand livre généalogique des Pays Bas. Il compte environ 12000 membres dans le pays et à l'étranger. De 1990 à 2000, il y va y avaoir une augmentation des effectifs, et en 2004 environ 40000 chevaux de la race seront enregistrés, dont 40% sont sur le territoire néerlandais.

En 2009, il y avait, au total, près de 26000 chevaux, en 2016, plus de 70000 vont être enregistrés, dans plus de 70 pays du monde, dont 47% sont élevés au Pays Bas. En 2017, le registre généalogique va enregistrer 3656 naissances.

Le cheval de type « Frison » a été reconnu dès le XIIIème siècle, et le Frison d'aujourd'hui présente encore des similitudes avec ses lointains ancêtres. La longue histoire de la race, et une politique d'élevage cohérente ont consolidé Ses caractéristiques spécifiques originels. Sur cette base solide, le Frison est devenu ce qu'il est aujourd'hui.
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