L'Institut d'Accroissement Hippique de la Sardaigne (Istituto di Incremento Ippico della Sardegna) créé, en 1971, à Foresta Burgos, un centre d'élevage et de repeuplement où sont élevés des individus sélectionnés d'après des critères bien précis correspondants au standard de la race.
Composée d'environ 500 individus au recensement de 2013, la population du Giara, était, jusqu'à il y a quelques années, exploitée par des éleveurs qui vivaient aux alentours. Ils prélevaient dans le troupeau, une petite partie des juments et la quasi totalité des étalons, les individus restants étaient marqués au fer et laissés sur place. Mais ce type de gestion a, peu à peu, conduit à un déséquilibre dans le cheptel qui comptait beaucoup plus de juments que d'étalons.
Afin d'éviter une extinction lente, mais plus que probable, causée par ces prélèvements désorganisés et la généralisation de la mécanisation, les individus qui appartenaient encore à des particuliers ont été acquis par la communauté montagnarde du patrimoine public en 2002, grâce à un financement de la Région Sardaigne.
Le Giara est placé sous le contrôle sanitaire d'Agris, aidé par un vétérinaire qui est en charge du suivi des troupeaux. Ainsi, tous les individus atteints de maladies sont capturés afin de recevoir un traitement adapté.
Classé parmi les races connue à l'échelle internationale, le Giara est largement décrit au Musée du Cheval de Giara (Museo del cavallino della Giara) qui se trouve à Genoni dans la Province d'Oristano.