Ce cheval trapu, de constitution robuste et compacte, qui ressemble au Huçul en plus massif, a une taille au garrot comprise entre 1,30 mètre à 1,40 mètre pour un poids avoisinant les 350 kilogrammes.
La couleur de son pelage, très dense en hiver, est majoritairement souris. Quelques chevaux sont alezans ou bais, mais ces derniers sont porteurs du gène Dun. Les crins de sa crinière et de sa queue, attachée bas, sont bicolores, fournis, solides, courts et hirsutes. Sa peau est épaisse. Les marques blanches ne sont pas souhaitables pour correspondre au standard de la race.
En ce qui concerne son apparence, le Konik a une tête sombre une bande sourcilière noire, des oreilles ourlées portant parfois des bandes sombres. Il a une raie dorsale qui peut se prolonger en croix de Saint André peu marquée et quelquefois double sur les épaules, des membres foncés avec des zébrures et ses crins bicolores avec rarement une pelote blanche sur le front.
Sa grande tête large présente un profil rectiligne ou légèrement concave avec de petites oreilles, son encolure courte est musclée et portée haut, son poitrail est large, son garrot est peu marqué, son dos court est large, sa croupe puissante est courte et inclinée, ses membres courts sont solides et ses sabots sont durs.
Le Konik est un cheval actif qui est très intelligent, docile et doux, mais qui peut se montrer indépendant et affirmé. Il est très fort, si l'on tient compte de sa taille, endurant, très rustique, frugal, se contente donc de peu, et il est très résistant, ce qui lui permet de parfaitement s'adapter aux climats difficiles. Très fertile et avec une très bonne longévité, il a des allures volontaires.
Une forte résistance aux maladies est signalée pour les animaux maintenus dans des conditions de réserves forestières.
Le Konik affiche de hautes performances au niveau de la reproduction. En effet, le taux de fertilité est de 86,2%, celui de fausse couche est de 3,5%. Il y a 77 poulains élevés pour 100 juments.
Les adultes sont capables de stocker d'importantes réserves de graisse en automne, afin de mieux supporter les pénuries en hiver. La croissance des poulains n'est pas affectée par les éventuelles carences alimentaires qui peuvent survenir.