Issu de poneys existant depuis 500 000 avant notre ère selon un os d'épaule chevalin découvert à Eartham Pit, le New Forest est une race de poney originaire des îles Britanniques au Royaume Uni, plus précisément du sud-ouest du Hampshire dans la région du New Forest, d'où son nom. D'après la pensée populaire, les ancêtres de la race seraient des chevaux ibériques tellement endurants, qu'ils auraient nagés depuis les bateaux de l'invisible Armada jusqu'aux rives de l'Angleterre. Mais certains pensent qu'il ne s'agit que d'une légende, même si l'origine ibérique sont possibles, puisque des juments de la race, qui avaient des origines espagnoles ont été exportées au cours de l'année 1507 pour servir pendant les guerres de la Renaissance. Une étude, par contre incontestable, montre qu'il est le descendant du Poney Celtique, de l'Asturçon et du Pottok.
Le New Forest a commencé à être croisé à partir de 1208, initialement avec le Welsh, et ensuite avec l'étalon « Marsk », père d'« Eclipse », qui aura une grande influence sur la race et arrière petit fils de « Darley Arabian », qui est considéré comme un des étalons fondateurs du Pur Sang. Après avoir été cédé à un fermier, « Marsk » va se reproduire avec des juments locales dans les années 1760.
Petit à petit, une partie du cheptel du New Forest va perdre en qualité à partir des années 1850, suite à des croisements non cohérents, au niveau du choix des reproducteurs. Afin de réparer les erreurs du passé, l'Arabe va être utilisé pour l'améliorer, mais va influer sur la rusticité du poney, qui était jusqu'à là très efficace pour le travail dans les mines, mais aussi, qui pouvait vivre à l'extérieur l'hiver sans abri. La race va également être affectée par la forte demande de poney plus « élégant » pour la pratique de l'équitation et la généralisation de la mécanisation.
Voulant apporter sa contribution, la reine va laisser à la disposition de la race deux étalons, un Arabe nommé « Abeyan » et un Barbe du nom de « Yirrassan » pour aider à l'amélioration de la race en 1889. Deux ans plus tard, la Société pour l'Amélioration du Poney New Forest, en anglais « Society for the Omprovement of New Forest Ponies » est fondée et va mettre en place une exhibition pour présenter ses étalons et apporter un soutien d'ordre financier aux éleveurs pour qu'ils conservent leurs meilleurs étalons, c'est-à-dire, ceux capables de retourner vivre dans leur forêt natale.
Comme beaucoup d'autres races, le New Forest va connaître des heures sombres à cause de la Seconde Guerre Mondiale, de 1939 à 1945, et l'effectif de la race va dangereusement diminuer, jusqu'à atteindre 571 individus en 1945. Fort heureusement, la bonne gestion du cheptel va permettre de stabiliser l'effectif, qui va ensuite augmenter. Ainsi en 1956, 1341 sujets sont comptabilisés et en 1994, il atteindra 4112.
Toujours géré par la « New Forest Breeding and Cattle Society », qui va décider de créer son propre Stud-book, ce qui va lui permettre d'exporter la race dans de nombreux pays du monde comme les États Unis, l'Australie et la France.