Le Noma

L'histoire du Cheval Noma est un témoignage de la résilience rurale japonaise. Ce petit poney, sauvé in extremis de l'extinction, rappelle une époque où la force d'un animal n'était pas mesurée à sa taille, mais à sa capacité à soutenir la vie quotidienne dans les reliefs les plus rudes du Japon. Il demeure aujourd'hui le plus petit des trésors vivants de l'archipel.

Un dessin de style chibi du cheval Abaco Barbe
Un dessin de style chibi du cheval Abaco Barbe
L'Abaco Barbe sur des maniques
La tête de l'Abtenauer et un fer à cheval
La tête de l'Abtenauer et un fer à cheval
L'Abtenauer sur une casquette
La tête de l'Abtenauer et un fer à cheval
La tête de l'Abtenauer et un fer à cheval
L'Abtenauer sur un tapis de bain
Un dessin de style chibi du cheval Arabe Abbayan
Un dessin de style chibi du cheval Arabe Abbayan
L'Abbayan sur un coussin
L’Histoire du Cheval Noma : Le Petit Guerrier de l’Île de Shikoku
 
Le Cheval Noma (Noma-uma) occupe une place singulière dans le patrimoine japonais. Étant la plus petite des huit races chevalines indigènes du Japon, son histoire est celle d’une adaptation remarquable à un territoire escarpé et d’une survie miraculeuse face aux bouleversements de la modernisation impériale.
L’histoire de la race commence véritablement durant l’époque d'Edo (1603-1867). Le seigneur du domaine de Matsuyama, dans l'actuelle préfecture d'Ehime (île de Shikoku), encourageait l’élevage de chevaux pour le transport et les besoins militaires.
Dans le district de Noma, les agriculteurs reçurent des chevaux de la part du clan seigneurial. Cependant, une règle stricte fut instaurée : si un cheval dépassait une certaine taille (environ 1,21 m), il était réquisitionné par le domaine pour les besoins de la cavalerie.
Les agriculteurs furent autorisés à garder les spécimens les plus petits pour leurs propres travaux. Par une sélection involontaire mais systématique, les paysans ont favorisé la reproduction des sujets les plus compacts, créant ainsi une race de poney extrêmement robuste et petite, parfaitement adaptée aux sentiers étroits et escarpés des montagnes locales.
Au cours du XIXe siècle, le cheval Noma devient indispensable à l'économie de la région d'Imabari. Sa petite taille lui permettait de transporter de lourdes charges de charbon, de bois ou de produits agricoles sur des chemins où les chevaux plus grands ne pouvaient s'aventurer.
Sa sobriété et sa résistance aux maladies en faisaient le partenaire idéal des familles rurales modestes. On comptait alors plusieurs centaines d'individus dans la région.
Le tournant du XXe siècle faillit être fatal à la race. Sous l'ère Meiji, le gouvernement japonais, influencé par les puissances occidentales, chercha à moderniser son armée. Une loi fut promulguée interdisant l'élevage de chevaux de petite taille, jugés inutiles pour la guerre moderne.
L'objectif était de croiser toutes les races locales avec des chevaux européens pour produire des montures de grande taille. Le cheval Noma fut officiellement « banni » de l'élevage national. Cependant, grâce à l'isolement géographique de certains villages et à l'attachement des agriculteurs qui cachaient leurs poneys pour les travaux de ferme, une poignée d'individus survécut dans l'ombre.
Après la Seconde Guerre mondiale, la motorisation de l'agriculture porta le coup de grâce aux derniers chevaux de travail. En 1978, la situation était critique : il ne restait plus que six chevaux Noma sur toute la planète.
Face à cette disparition imminente, la ville d'Imabari et des passionnés locaux se mobilisèrent. Un comité de préservation fut créé en 1978, et le cheval Noma fut déclaré Monument Naturel de la ville d'Imabari en 1985, puis Monument Naturel de la préfecture d'Ehime en 1988. Des efforts de reproduction sélective furent entrepris pour stabiliser la population à partir du noyau de survivants.
Aujourd'hui, la population s'est stabilisée autour de 80 à 90 individus. Le cheval Noma n'est plus un outil de travail, mais un symbole culturel. Il est principalement élevé au « Noma-uma Highland », un parc éducatif où il sert à l'instruction des enfants et à la zoothérapie.
Les points à retenir sur le Noma
Le Rescapé de l'Histoire
 
En 1978, la race était au bord du néant avec seulement 6 individus survivants. Grâce à un programme de sauvegarde intensif à Imabari, la population a pu être stabilisée.
Sélection par la Taille
 
Historiquement, les agriculteurs gardaient les sujets les plus petits (ceux de moins de 1,21 m) car les chevaux plus grands étaient réquisitionnés par les seigneurs féodaux pour la guerre. C'est cette « taxe sur la taille » qui a créé cette race miniature.
Un Pied de Chèvre
 
Adapté aux montagnes japonaises, le Noma possède des sabots si résistants qu'il n'a jamais eu besoin de fers, même pour transporter de lourdes charges de sel ou de riz sur des sentiers rocailleux.
Le Partenaire des Enfants
 
Sa petite taille et son calme olympien en font le cheval idéal pour l'initiation des très jeunes enfants (poids limite d'environ 40 kg pour le cavalier).
Un Trésor Local
 
Le Noma est considéré comme un « Monument Naturel » et fait la fierté de la ville d'Imabari, où un parc entier lui est dédié : le Noma-uma Highland.
En résumé
 
Le Cheval Noma est un exemple unique de conservation du patrimoine vivant japonais, illustrant parfaitement l'adaptation d'une race domestique à des contraintes politiques et géographiques spécifiques.
Les dates clés du Noma
XVIIe s.
 
Naissance de la race par sélection des sujets « trop petits » pour la réquisition seigneuriale.
XIXe s.
 
Apogée de l'utilisation comme bête de somme dans les montagnes de Shikoku.
1901
 
Interdiction impériale d'élever des chevaux de petite taille.
1978
 
La race atteint son point le plus bas (6 individus) ; création du comité de sauvegarde.
1988
 
Reconnaissance comme Monument Naturel de la préfecture d'Ehime.
L'essentiel sur le Noma
Nom officiel
 
Noma (Noma-uma).
Origine
 
Japon (Ville d'Imabari, île de Shikoku).
Type de race
 
Poney de montagne rustique (une des 8 races indigènes du Japon).
Taille moyenne
 
1,10 m à 1,20 m au garrot (Le plus petit du Japon).
Morphologie
 
Compact, encolure épaisse, dos court, membres robustes, sabots très durs.
Robes fréquentes
 
Bai et Alezan majoritairement.
Tempérament
 
Extrêmement docile, patient, calme et intelligent.
Aptitude phare
 
Incroyable robustesse et pied sûr en terrain escarpé.
Utilisations actuelles
 
Équitation pour enfants, zoothérapie, parcs éducatifs, folklore.
Statut de conservation
 
Race protégée (Monument naturel de la préfecture d'Ehime).
Population estimée
 
Environ 80 à 90 individus seulement.
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Un cheval Abaga noir au galop
Un cheval Abaga noir au galop
L'Abaga sur une tasse
Une caricature du Cheval Abtenauer
Une caricature du Cheval Abtenauer
L'Abtenauer sur un cahier à spirale
La caricature du cheval Arabe Abou'Ourquob dans un blason
La caricature du cheval Arabe Abou'Ourquob dans un blason
L'Abou'Ourquob sur un bloc acrylique
La tête du Cheval Abtenauer et un coeur rouge
La tête du Cheval Abtenauer et un coeur rouge
L'Abtenauer sur un mug
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