Le Norfolk

L’histoire du Cheval Norfolk (avant le Trotteur) est celle d'un héros de l'ombre. Ce n'était pas un cheval de parade, mais un animal de labeur dont la force et l'énergie étaient telles qu'elles ont servi de base génétique aux chevaux de sport les plus rapides du monde. Il est l'ancêtre oublié sans lequel le génie équestre britannique n'aurait jamais pu s'épanouir.

Le Blason de l'Abaga Noir de Chine
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L'Abaga sur une robe
Un dessin cartoon d'un cheval Adaev
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L'Adaev sur un sac en tissu
La tête de l'Abyssinien et un fer à cheval
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L'Abyssinien sur un bloc acrylique
L'Aegidienberger, un cheval originaire de l'Allemagne
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L'Aegidienberger sur un débardeur
L’Histoire du « Old Norfolk Horse » : L’Ancêtre Oublié des Terres de l’Est
 
Bien que le nom de Norfolk soit aujourd'hui indissociable du célèbre « Trotteur », il a existé pendant des siècles un type de cheval bien plus ancien et polyvalent : le Old Norfolk Horse (ou vieux cheval du Norfolk). Avant que la sélection ne s'oriente vers la vitesse pure au trot, ce cheval était la colonne vertébrale de l'économie rurale de l'Est de l'Angleterre.
Le cheval du Norfolk trouve ses racines dans le Moyen Âge. Le comté de Norfolk, riche région agricole et commerciale, avait besoin d'un animal capable de tout faire : porter de lourdes charges sur son dos (cheval de bât), labourer les sols argileux et transporter les fermiers au marché.
À l'époque des Tudor (XVIe siècle), le Norfolk était déjà réputé pour produire des chevaux robustes, plus actifs et plus rapides que les lourds chevaux de trait des comtés voisins. On ne parlait pas encore de « race » au sens moderne, mais d'une population locale (une landrace) adaptée aux besoins spécifiques de l'Est-Anglie.
Au XVIIe siècle, le cheval Norfolk se stabilise sous une forme que l'on qualifierait aujourd'hui de Cob. C'était un cheval trapu, puissant, mais doté d'une grande énergie. Contrairement au Suffolk Punch (son voisin spécialisé uniquement dans la traction lourde), le cheval du Norfolk conservait des articulations sèches et une agilité qui permettait de le monter.
Il était le « cheval de l'homme ordinaire ». Là où la noblesse utilisait des chevaux fins d'origine espagnole ou orientale, le fermier du Norfolk comptait sur son cheval local pour effectuer de longues distances à une allure soutenue, tout en étant capable de tirer une charrue le lendemain.
Sous le règne de Henri VIII, des lois avaient été promulguées pour augmenter la taille des chevaux anglais. Le cheval du Norfolk a bénéficié de ces décrets, devenant plus grand et plus charpenté. Cependant, il a conservé sa caractéristique principale : un tempérament « actif ».
À cette époque, le Norfolk était le cheval utilitaire par excellence. Il n'était pas sélectionné pour le sport, mais pour son endurance. On disait de lui qu'il pouvait « porter un homme de 100 kg sur 60 km sans montrer de signe de fatigue », un exploit crucial avant l'invention de routes carrossables de qualité.
L'histoire du cheval Norfolk « originel » prend fin symboliquement au milieu du XVIIIe siècle. Avec l'amélioration du réseau routier et l'introduction de sang Pur-Sang Arabe (notamment via l'étalon Shales né en 1755), la souche ancienne a été massivement croisée pour gagner en élégance et en vitesse.
C'est ce croisement qui a donné naissance au Norfolk Trotter. L'ancien cheval Norfolk, massif et polyvalent, a alors été « absorbé » par cette nouvelle sélection plus prestigieuse.
Le type originel, plus lourd et moins raffiné, a progressivement disparu des registres pour ne subsister que dans les mémoires des anciens éleveurs comme la fondation rustique sur laquelle tout le reste a été bâti.
Les points à retenir sur le Norfolk
Le « Cheval de Fer » du Norfolk
 
Bien avant la sélection pour la vitesse pure, ce cheval était célèbre pour sa capacité à porter des charges pesant plus de 100 kg sur des dizaines de kilomètres au trot sans faiblir.
Adaptation au Terroir
 
Issu des terres agricoles riches mais parfois difficiles de l'Est de l'Angleterre, il a développé des pieds d'une solidité légendaire, capables de supporter les routes caillouteuses sans fers.
Un Carrefour Génétique
 
C'était le cheval « milieu de gamme » parfait : plus rapide et agile qu'un cheval de trait lourd (comme le Shire), mais beaucoup plus robuste et puissant qu'un cheval de selle léger.
La Transition Vers le Sport
 
À partir de 1750, l'apport de sang Pur-Sang (via l'étalon fondateur Shales) a transformé ce cheval de ferme en athlète de route, donnant naissance au célèbre Norfolk Trotter.
Disparition par Succès
 
Le Old Norfolk Horse n'a pas disparu par extinction naturelle, mais par une sélection de plus en plus spécialisée vers l'élégance (Hackney) et la vitesse (Trotteurs), faisant oublier la souche rustique originelle.
En résumé
 
Le Old Norfolk Horse illustre parfaitement comment une population locale de chevaux de travail peut devenir le réservoir génétique mondial pour la création de races de sport de haut niveau.
Les dates clés du Norfolk
Moyen Âge - XVIe s.
 
Existence d'un cheval de bât et de travail rustique propre au Norfolk.
XVIIe s.
 
Réputation établie du Norfolk comme le cheval le plus actif et endurant d'Angleterre.
1750
 
Début des croisements avec le Pur-Sang, marquant la fin du type « Old Norfolk » pur.
XIXe s.
 
Disparition totale du nom au profit du « Trotter » et du « Hackney ».
L'essentiel sur le Norfolk
Nom officiel
 
Old Norfolk Horse (Vieux cheval du Norfolk).
Origine
 
Royaume-Uni (Comté de Norfolk, Est-Anglie).
Type de race
 
Cob polyvalent - Cheval de bât et de ferme.
Statut actuel
 
Race éteinte (Absorbée par le Norfolk Trotter et le Hackney).
Période de gloire
 
Moyen Âge jusqu'au milieu du XVIIIe siècle.
Morphologie
 
Type « Cob » : trapu, puissant, poitrail large, dos court et solide.
Taille estimée
 
Environ 1,47 m à 1,57 m au garrot.
Allure phare
 
Un trot actif, puissant et d'une endurance exceptionnelle.
Qualités physiques
 
Sabots extrêmement durs, articulations sèches, musculature dense.
Tempérament
 
Travailleur, docile et doté d'une énergie inépuisable.
Utilisations
 
Labour, transport de marchandises (bât), monture de voyage.
Héritage génétique
 
Ancêtre direct du Norfolk Trotter, du Hackney et du Trotteur Français.
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La caricature du Cheval Abtenauer dans un blason
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La caricature du cheval Abaco Barbe dans un blason
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La tête du Cheval Aénos et un coeur rouge
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