Le mieux est de pouvoir mettre un cheval au pré ou dans un paddock plusieurs heures par jour afin qu'il se dépense et ai des contacts avec ses congénères.
Lors du premier contact en liberté de plusieurs chevaux, il faut s'assurer qu'ils s'entendent bien et surtout avoir au préalable fait déferrer les postérieurs de chaque individu.
Par ailleurs, une surveillance s'impose afin de vérifier qu'un cheval n'est pas dominé par les autres et qu'il mange à sa faim, sinon, il faut le faire manger séparément des autres.
La taille du pâturage dépend de la manière dont l'herbe profite à l'équidé, en effet, un Selle Français a besoin d'une herbe riche et de bonne qualité, un Camargue peut se contenter de la nourriture frugale des marais et un Shetland peut tomber malade si la prairie est trop riche.
Une fois clôturée, la parcelle, qui empêche l'accès aux mares et trous d'eau, doit posséder un minimum d'aménagement.
L'eau doit être propre et distribuée en quantité suffisante, les rigoles et les fossés doivent être entretenus pour empêcher l'eau de stagner et les ronces ou épineux doivent être broyés.
Il faut enlever de l'enclos tout ce qui peut être nuisible au bien être et à la santé du cheval, notamment, faire attention aux morceaux de verre et de métal qui pourraient le blesser, à tous déchets de plastique qui pourraient s'y trouver, afin d'éviter que le cheval les ingère ce qui pourrait le rendre sérieusement malade.
Sans oublier de faire attention aux plantes toxiques susceptibles de l'empoisonner car certains d'entre elles sont mortelles, même ingérés en petites quantités.
Les crottins eux aussi doivent faire l'objet d'une grande attention, ils constituent une source d'infestation parasitaire et puis, ils diminuent sérieusement la zone de pâturage, car un cheval, sauf s'il est affamé, ne mangera pas dans ses « toilettes », et lorsqu'on les ramasse, il va limiter, la plupart du temps, sa zone de déjection à un, deux, ou trois zones du pâturage.
Pour mieux s'en rendre compte, il suffit de faire un petit calcul.
Un cheval fait en moyenne 8 à 9 crottins par jour, ce qui fait environ 3000 crottins pas an, s'ils sont répartis de manière égale sur une surface de 5000 mètres carrés, cela implique 1,5 crottins par deux mètres carrés, soit la place qu'occupe un cheval avec son corps.
Il faut aussi être vigilent lors de la mise au pré d'un cheval qui est resté au box l'hiver en se nourrissant de fourrage et de granulés.
Il est absolument nécessaire de programmer une transition de 4 à 6 jours, car tout changement brutal d'alimentation peut entraîner des troubles digestifs, si on ne laisse pas un temps d'adaptation aux fermentations intestinales.
Il faut tenir le même procédé lors du passage du pré vers le box.
Il faut également éviter la mise à nue d'un pâturage, notamment lors d'un été très sec, en laissant le temps nécessaire à la repousse de l'herbe.
Pour cela il faut, soit réduire le temps de pâturage sur une journée, soit augmenter la surface.
Même s'il n'est pas conseillé, le pâturage libre sans rotation est possible uniquement sur de grandes surfaces.