Ancien cheval des postes, d'où son nom, utilisé autrefois aussi bien à l'attelage qu'aux travaux agricoles, le Postier Breton, n'est pas une race à proprement parler, mais une variété du Breton, dans un modèle plus léger. Considéré comme le « Fleuron de la race » et « l'un des plus précieux patrimoine zoologique français », il est le descendant de chevaux utilisés par l'artillerie de l'armée Impériale de Napoléon Ier.
Afin de répondre aux besoins de chevaux de poste au cours du XIXème siècle, il va être croisé avec le Normand et le Percheron, l'orientant vers un type dit « Percheronisé ». Le modèle que l'on connaît émergera au XXème siècle, avec le croisement de juments du Pays de Léon, en Bretagne, avec le Trotteur Norfolk et le Hackney.
Le Postier Breton, qui a failli disparaître suite à la généralisation de la motorisation, quand son modèle a été alourdit pour la production de viande, a retrouvé, de nos jours, ses lettres de noblesse et demeure le symbole d'une « réussite zootechnique ».