Cheval vivant depuis longtemps en Sicile, le Siciliano, ou « Cavallo Siciliano Indigeno » en italien, est une race issue du croisement entre les chevaux locaux de la Sicile et l'Arabe et le Barbe, introduit dans le cheptel pendant les invasion, plus particulièrement lorsque l'empire romain était au sommet de sa gloire. Il a également été influencé par des races allemandes quand elles ont été importées sur l'île en 1072 après l'invasion de la Sicile par les Normands.
Lorsque l'économique de l'île va s'effondrer à la fin du XVIIème siècle, l'élevage du Sicilien va être quasi stoppé, et de nombreux chevaux vont être vendus ou tués. Ce n'est qu'un siècle plus tard, vers 1730, que la situation va s'arranger, grâce à Charles III d'Espagne, roi de Sicile à cette époque, et que l'élevage équin va prospérer.
En 1860, la Sicile va de nouveau être régentée par l'Italie, et les haras vont devenir privés, ce qui va affecter la race.
Comme une grande majorité de races, le Siciliano va fortement être affecté par la Première et la Seconde Guerre Mondiale, mais aussi par la généralisation de la mécanisation. Sans compter l'engouement pour les sports équestres, où les chevaux athlétiques vont être privilégiés à l'instar du Siciliano.
La race doit son salut à l'intervention d'un groupe de passionnés, qui va créer l'association « Associazione Regionale Cavallo Siciliano Indigeno » (ARACSI). De nos jours, le Siciliano se porte bien et possède un effectif d'environ 8000 individus. Pour préserver la pureté de la race, des règles strictes ont été établies, notamment en acceptant uniquement les chevaux nés en Sicile. Toutefois, depuis peu, l'admiration que certains portent à la race, pousse ces derniers à changer la règle de la nativité, afin que le Siciliano se propage dans d'autres pays.