Développé à partir de la fin du XIXème siècle en Basse Silésie, d'où son nom, le Silésien est une race issue du croisement entre des juments locales avec l'Alt Oldenbourg, ou Ancien Oldenbourg, l'Hanovrien et le Frison Oriental. Il a ensuite été croisé avec le Pur Sang et le Wielkopolski.
Populaire dans les années 1930, quand plus de 90% du cheptel équin était voué aux travaux agricoles, le Silésien va fortement être affaibli à la suite de la guerre, par la disparition de la plupart des sujets, mais aussi par le fait qu'un grand nombre ne possède plus un pedigree. La Pologne va donc décider de regrouper un maximum d'individus dans deux haras nationaux.
Dans les années 1970, le Silésien, initialement cheval de travail, n'a plus de débouché, en raison de la généralisation de la mécanisation. Pour cette raison un modèle plus léger, qui pourrait complémenter les engins agricoles est créé en 1956.
Parallèlement, le Silésien est croisé avec le Pur Sang, ce qui va augmenter la popularité de la race dans le domaine sportif. C'est alors que d'autres croisements avec le Pur Sang et des demi-sang vont être mis en place afin de rendre le Silésien apte à la compétition, notamment au saut d'obstacles et au dressage. Ce dernier, plus performant en équitation sportive, a toutefois perdu de sa rusticité.
L'élevage du Silésien « originel », se poursuivant, la race va être divisée en deux, le type traditionnel, nommé « vieux Silésien » et le type sportif. Finalement, en 2000, le Stud-book, va être divisé en deux sections, l'une pour le traditionnel, qui est destiné à l'attelage et aux loisirs, l'autre pour le type sportif.
Préserver dans le Haras de Ksiaz depuis 1997, en collaboration avec des éleveurs privés, le Silésien est considéré comme une race rare qui est menacée d'extinction.