Le Tarbais

L'histoire du Cheval Tarbais est celle d'une métamorphose réussie. D'un petit poney de montagne rustique, il est devenu, grâce à la volonté militaire et au génie des éleveurs de Bigorre, un cheval de sang noble et performant. S'il n'existe plus aujourd'hui sous son nom d'origine, son sang coule dans les veines des meilleurs chevaux.

Une caricature d'un cheval Adaev
Une caricature d'un cheval Adaev
L'Adaev sur un body bébé
Le cheval Aegidienberger et un paysage de l'Allemagne
Le cheval Aegidienberger et un paysage de l'Allemagne
L'Aegidienberger sur une boîte à gouter
Une caricature d'un cheval Adaev
Une caricature d'un cheval Adaev
L'Adaev sur un t-shirt
Le Blason de l'Adaev du Kazakhstan
Le Blason de l'Adaev du Kazakhstan
L'Adaev sur un cabas
L'Histoire du Cheval Tarbais : L'Âme de la Cavalerie Légère Française
 
Le Cheval Tarbais n’est pas seulement une race historique de Bigorre ; il est le socle sur lequel s'est construite l'excellence de la cavalerie légère française et le précurseur direct de l'Anglo-Arabe français. Son histoire, centrée autour de la ville de Tarbes et des plaines de l'Adour, est celle d'une sélection rigoureuse dictée par les besoins militaires et la passion des grands haras.
L'histoire du cheval en Bigorre remonte à l'Antiquité, mais son caractère distinctif s'est forgé par des apports successifs.
L'influence sarrasine : La légende et les chroniques historiques suggèrent que les premières souches orientales ont été introduites après la bataille de Poitiers (732) et consolidées par les retours de croisades. Ces chevaux arabes et persans se sont croisés avec les juments locales des Pyrénées, rustiques et sobres.
L'adaptation au terroir : Le climat doux de la Bigorre et la qualité des pâturages de la vallée de l'Adour ont permis de fixer une race de petite taille, mais dotée d'une élégance et d'une endurance hors du commun. Sous l'Ancien Régime, il était déjà prisé pour la selle et la petite cavalerie.
Le tournant majeur pour la race survient avec Napoléon Ier. L'Empereur, grand consommateur de chevaux pour ses campagnes, reconnaît les qualités exceptionnelles du petit cheval bigourdan.
La création du Haras National : En 1806, Napoléon décrète la création du Haras de Tarbes. L'objectif est clair : produire en masse le cheval de guerre idéal pour les Hussards.
Le « Cheval des Hussards » : Le Tarbais devient synonyme de cavalerie légère. Sa petite taille (environ 1,50 m), sa nervosité, sa sobriété et son agilité en font la monture préférée des régiments d'élite. Il est capable de parcourir de longues distances sur des terrains variés avec une charge minimale.
Sous la Restauration et le Second Empire, la sélection du Tarbais s'affine sous l'impulsion de directeurs de haras visionnaires comme Raoul de Bonneval et Eugène Gayot.
L'apport du Pur-Sang : Pour augmenter la taille et la vitesse du Tarbais sans perdre son élégance orientale, on introduit systématiquement des croisements avec le Pur-Sang Anglais et le Pur-Sang Arabe.
La fusion des noms : C'est à Tarbes que naît véritablement le concept de l'Anglo-Arabe. Au milieu du XIXe siècle, le nom « Tarbais » commence à s'effacer des registres officiels au profit de la dénomination « Anglo-Arabe », dont le berceau mondial reste la cité tarbaise. Le Tarbais devient ainsi le « père » de l'une des plus grandes races de sport au monde.
Avec la mécanisation des armées après la Première Guerre mondiale, le besoin de chevaux de cavalerie s'effondre.
L'intégration totale : Le cheval Tarai d'origine disparaît en tant que race isolée, totalement absorbé dans les lignées de l'Anglo-Arabe de sport et de course.
Patrimoine vivant : La ville de Tarbes, surnommée « la cité chevaline », conserve aujourd'hui les traces de cette histoire à travers son Haras National, l'un des plus beaux de France, et le régiment des Hussards (1er RHP) qui perpétue le souvenir de ces montures héroïques.
Les points à retenir sur le Tarbais
Le Cheval des Hussards
 
Le Tarbais a acquis sa renommée mondiale sous Napoléon Ier. Sa petite taille, sa vivacité et son endurance exceptionnelle en faisaient la monture parfaite pour la cavalerie légère française, capable de supporter les privations des campagnes impériales.
Berceau de l'Anglo-Arabe
 
C'est à Tarbes, au sein du Haras National créé en 1806, que la race s'est transformée. Par le croisement systématique avec le Pur-Sang Anglais au XIXe siècle, le Tarbais est devenu officiellement l'Anglo-Arabe, une race de sport d'élite aujourd'hui reconnue mondialement.
Un héritage oriental
 
Le sang du Tarbais est fortement marqué par l'influence arabe (introduite dès le Moyen Âge puis lors des conquêtes impériales). Cela lui confère cette élégance « près du sang », son intelligence vive et sa grande réactivité.
L'excellence en Concours Complet (CCE)
 
Si vous voyez aujourd'hui un cheval briller aux Jeux Olympiques en concours complet ou sur des parcours de cross, il y a de fortes chances qu'il descende du Tarbais. Son courage et son agilité sont des traits héréditaires qui perdurent dans les lignées sportives actuelles.
Un symbole culturel fort
 
Tarbes reste aujourd'hui la « Cité Chevaline ». Bien que la race ait changé de nom, la ville et son haras historique demeurent le cœur de l'élevage de sang en France, perpétuant une tradition militaire et équestre de plus de deux siècles.
En résumé
 
Le Cheval Tarbais est l'ancêtre noble du sport hippique français. Bien qu'il se soit fondu dans la race Anglo-Arabe, son ADN de guerrier agile et endurant continue de marquer les plus grands terrains de compétition internationaux.
Les dates clés du Tarbais
Antiquité - Moyen Âge
 
Formation d'une souche locale influencée par les chevaux orientaux.
1806
 
Décret impérial créant le Haras de Tarbes, structurant l'élevage de la race.
1833
 
Début officiel des croisements structurés (Pur-Sang et Arabe) à Tarbes.
Fin du XIXe s.
 
La dénomination « Tarbais » laisse place à celle d'Anglo-Arabe.
L'essentiel sur le Tarbais
Nom de la race
 
Cheval Tarbais (Anciennement « Petit Bigourdan »).
Origine
 
France (Bigorre, plaine de l'Adour, Tarbes).
Type
 
Cheval de selle léger, de type médioligne.
Taille au garrot
 
1,48 m à 1,55 m (Format historique).
Morphologie
 
Harmonieuse et distinguée : tête fine, encolure bien attachée, membres secs et solides, sabots très résistants.
Généalogie
 
Issu du croisement de juments pyrénéennes avec des étalons Arabes, puis des Pur-Sang Anglais.
Robes
 
Majoritairement Bai, Alezan et Gris.
Statut actuel
 
Fondateur de la race Anglo-Arabe (le nom « Tarbais » n'est plus utilisé officiellement).
 Continuer la visite pour tout savoir sur le Tarbais
 
Vous voulez en savoir plus sur le Tarbais ? Alors ne vous arrêtez pas là ! Il y a encore des choses à voir !
 Présentation
 
Vous êtes ici !
La boutique, tous nos designs personnalisables, sur vous ou chez vous...
 
Dans la boutique vous pourrez apporter votre touche, en modifiant la taille du design, en ajouter un, et ecrire le texte de votre choix (sur, en dessous ou au dessus du design).
Le Cheval Akhal Téké et une tache orangée
Le Cheval Akhal Téké et une tache orangée
L'Akhal Téké sur un sweat à capuche
Le cheval Abaga et un paysage de Chine
Le cheval Abaga et un paysage de Chine
L'Abaga sur une impression artistique
Une illustration réaliste du Cheval Adaev
Une illustration réaliste du Cheval Adaev
L'Adaev sur une chope
Le cheval Abstang et un paysage des États Unis
Le cheval Abstang et un paysage des États Unis
L'Abstang sur un plaid
Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux et nos blogs
 Facebook  Instagram  OverBlog  Pinterest  Tumblr  X (Twitter)  YouTube  Pixabay