Forgé par son environnement, le Tarbais, nommé aussi Cheval Navarrin, est une race, comme son nom le laisse penser, qui est probablement originaire de Tarbes. Au cours de son évolution, il a sans aucun doute été influencé par l'Arabe et le Barbe, toutefois, il semble plus proche du cheval espagnol dont il a hérité la morphologie caractéristique. D'ailleurs des ouvrages de l'époque, le considérait comme une variété de ce dernier.
Le Tarbais a été mentionné dès 100 ans avant notre ère, où il était décrit comme un des meilleurs de la Gaule. Cette bonne réputation existait au Moyen Âge, où l'on disait de lui qu'il était un Genêt qui faisait preuve de rigueur.
Très populaire au XVIIIème siècle, il aurait, à cette période où il était défini comme un des « meilleurs selle français », été croisé avec des chevaux espagnols. Mais la qualité du Tarbais va être vite dénoncée, sans doute à cause de la mauvaise qualité de son élevage, qui ne s'orientait plus exclusivement vers la qualité.
Au cours de 1779, le type Tarbais fut quelques peu modifié par des croisements avec des étalons Arabes importés cette année là. Le modèle était plus fin, plus élégants, plus léger et plus agile, en fait, plus proche de l'Arabe que du cheval espagnol.
Afin de compenser les pertes subies lors de la guerre contre l'Espagne, Napoléon Ier demanda la réouverture des Haras, afin d'améliorer le Tarbais et d'obtenir un cheval de qualité pour ses armées. Mais au début du XIXème siècle, quand les guerres napoléoniennes prirent fin, les éleveurs, dont la plupart étaient des paysans propriétaires, décidèrent de reconstituer le cheptel du Tarbais et de nouveaux croisements avec l'Arabe furent entrepris. Certains étalons comme Mahomet, Camasch, Schamitz et Schaklarvic, marquèrent de manière significative l'élevage de la race. Pendant longtemps, le Tarbais a été considéré comme unique en France, car il avait une morphologie uniforme et un tempérament proche de celui de l'Arabe.
Le Tarbais, qui a été très répandu dans la plaine de Tarbes au XVIIIème siècle et dans les Hautes Pyrénées, était présent dans la Navarre, le Béarn, le Roussillon, le Pays de Foix et le Languedoc. Il a peu à peu disparu, comme beaucoup d'autres races de l'époque, à cause des croisements orientés principalement vers des chevaux à sang chaud.