Des lésions sur le corps du cheval qui apparaissent souvent suite à un traumatisme répété
Apparaissant principalement suite à un trouble osseux, à un traumatisme répété, à une inflammation articulaire ou ligamentaire, les tares dures sont généralement localisées à côté des articulations ou sur les insertions des ligaments.
Les tares dures proviennent d'une excroissance du tissu osseux superficiel du cheval.
Les suros
Le suros, qui est due à une inflammation osseuse, se localise en général sur la face interne du canon des antérieurs.
En effet, les os étant recouverts d'une membrane qui assure la croissance en épaisseur, le périoste, en cas de traumatisme, cette membrane fabrique trop d'os visible sous la peau.
Ce genre d'inflammation osseuse peut être provoqué par un défaut d'aplomb, particulièrement chez le jeune cheval, une lésion faisant suite à un choc ou à un travail mal adapté.
Souvent bénignes, cette tare n'a aucune incidence sur la santé et la locomotion d'un cheval, mais elle peut parfois gêner le passage d'un tendon, d'un ligament ou d'une articulation, donc elle peut être à l'origine d'une boiterie chronique.
Les formes
Tares dures qui se situent localisent sur le paturon, la couronne et le talon, les formes se rencontre aussi bien sur le cartilage des phalanges du membre antérieur que du membre postérieur.
Elles sont provoquées par des troubles osseux dues à un épaississement de l'os, nommé cal osseux, qui vient se former sur un cartilage.
Les formes coronaires, ou de la couronne, sont provoquées par un traumatisme de l'insertion du tendon du muscle extenseur du doigt sur la troisième phalange.
Les formes du paturon proviennent d'une inflammation osseuse ou articulaire.
Les formes du talon font également suite à une inflammation osseuse touchant les cartilages latéraux.
Touchant principalement les vieux chevaux, elles sont assez bénignes et ne provoquent pas de boiterie, sauf en cas de fracture du cartilage.
Toutefois, la perte d'élasticité des cartilages qui fait suite à leur ossification entraîne une diminution, et quelquefois, une suppression, de la capacité d'amortissement.
L'appareil naviculaire est donc exposé à des surcharges qui peuvent provoquer au bout du compte une boiterie.
Les osselets
Moins fréquentes, ce type de tare dure se localise majoritairement au niveau des genoux et des boulets.
Il s'agit là de cals osseuses, comme les suros.
Ils apparaissent à la suite d'un choc ou bien d'une inflammation articulaire dont l'arthrose.
L'éparvin
Localisé au niveau des châtaignes, sur la face antéro-interne du jarret, cette tare dure touche généralement les deux jarrets à la fois.
Son apparition indique une affection dégénérative de l'articulation tarso-métatarsienne, articulation qui lie le jarret au canon.
Elle provoque une boiterie chronique qui est difficile à soigner.
La courbe
Située au-dessus du siège de l'éparvin, toujours sur la face antéro-interne du jarret, cette tare, même si elle est moins fréquente que ce dernier, demande un traitement presque identique.
Elle est due à une dégénérescence de l'articulation du jarret qui provoque l'apparition d'une cal osseuse.
Le jardon
Similaire, tant au niveau de son origine que de son traitement à la courbe, le jardon, qui est une tare dure rare, apparaît sur la face postéro-externe du jarret, à peu près à la même hauteur que l'éparvin.
La jarde
Résultant d'une inflammation du ligament, cette tare dure touche les chevaux ayant des problèmes d'aplomb au niveau des jarrets en apparaissant dans sa région postérieure.
Elle peut provoquer une légère boiterie.