Parfois faussement considéré comme une variété de l'Ardennais, avec qui il partage une partie de son histoire, le Trait du Nord, qui a été développé à partir de l'année de 1880, est le descendant de chevaux lourds originaire du nord est de la France, ainsi que du Benelux.
Forgé, l'environnement du comté du Hainaut, le berceau de la race en France, le Trait du Nord est né de la volonté de posséder un cheval puissant et plus rapide que le boeuf, pour la traction des nouvelles machines conçues pour cultiver de grandes étendues de terres agricoles.
La sélection initiale va s'orienter vers les chevaux les plus massifs, mais aussi les plus rapides, qui vont être croisés avec l'Ardennais connu pour sa grande puissance, et des traits des Pays Bas, populaire pour leur grande taille. Ces croisements vont donner naissance à un cheval de plus grande taille, possédant de plus longs membres et plus beaucoup plus puissant que son ascendant.
Longtemps nommé l'« Ardennais type Nord », il va recevoir le titre de Trait du Nord seulement 10 ans après la création de son Stud-book, le 5 août 1903. Enfin, en 1919, il va être définitivement et officiellement séparé de l'Ardennais, avec la fondation du « même après la création de son Stud-book, le 5 août 1903 », après la Seconde Guerre Mondiale, en 1945.
Au début des années 1950, le Trait du Nord, comme beaucoup d'autres races, va être victime de la généralisation de la mécanisation, et le seul débouché qui lui restera, sera la boucherie. Même si cette période est sombre pour la race, la production de sa viande, à permis de prolonger l'élevage de la race jusqu'à nos jours et de conserver son capital génétique.
La diminution de la consommation de viande chevaline, va obliger les éleveurs à s'orienter vers d'autres débouchés. Avec le développement de l'équitation de loisirs, les éleveurs vont décider de développer un modèle plus léger. Pour la préserver, la race va devenir éligible à la « Prime aux races menacées d'abandon » en 1997. Un an plus tard, sera fondé « Les amis du trait du Nord » par des une quinzaine de passionnés désireux de promouvoir la race.
Géré par le « Syndicat d'Élevage du Cheval Trait du Nord », le Trait du Nord est signalé comme étant à risque. Lors du recensement non officiel de 2014 en France, l'effectif était de 237 individus.