La première difficulté sera de garder, tout au long du nattage, un espacement constant tout en serrant bien et en restant collé au couard.
En effet, il arrive fréquemment que lors du tressage, la natte se retrouve de plus en plus éloignée au fur et à mesure qu'elle ne se forme.
Le nattage doit de faire le plus haut possible, mais aussi selon l'implantation des crins du cheval.
Il faut séparer une mince mèche de crins de la queue à droite, au centre et à gauche.
Le nattage va se faire en rabattant les crins de gauche sur ceux du centre, puis ceux de droite au-dessus en les glissant entre les deux mèches précédentes.
Il faut serrer et rabattre de nouveau la mèche de gauche par-dessus en y joignant, en même temps, une nouvelle mèche qui est prise à gauche, à environ 5 millimètres plus bas.
On serre, puis, de manière inversée, on rabat la mèche de droite en lui ajoutant une mèche prise à droite à environ 5 millimètres plus bas.
Il faut ensuite continuer de la même manière, en prenant des mèches tous les 5 millimètres environ et en serrant régulièrement.
Avant d'arriver à la fin du couard, il faut cesser de prendre de nouvelles mèches et poursuivre au moyen d'une tresse ordinaire avec les trois mèches en cours, en continuant jusqu'au bout et en l'arrêtant par un petit élastique.
En dernier lieu, il faut replier la natte libre sous celle du couard en la fixant à l'aide de fil, avec une mèche de crins ou avec un élastique.
Ce dernier procédé est plus simple, mais moins élégant.
Généralement, la longueur de la tresse africaine est dépendante de l'effet recherché, mais aussi de la taille de la croupe.
En effet, plus celle-ci est musclée et plus la tresse africaine sera longue.
Il est possible d'utiliser un peu de gel pour empêcher la tresse de s'effilocher.
Par ailleurs, si la tresse est réalisée la veille, il est préférable d'utiliser une bande de queue pour éviter que le cheval ne l'abîme.