Proche du Konik, de l'Estonien et du Mezen, le Viatka est une race locale qui jouissait d'une très grande popularité en tant que cheval d'attelage au début eu XIXème siècle.
Sand doute influencée par les chevaux estoniens introduits par des colons de Novgorod en 1374, c'est au début du XVIème siècle, que la race va se rapprocher du modèle que l'on connaît aujourd'hui, après avoir été croisé avec des chevaux de Finlande.
Considéré, au milieu du XIXème siècle comme un excellent cheval d'attelage pour tracter les troïkas, une sorte de grand traineau, son élevage plus rigoureux au Haras de Viatka à partir de 1844, permet de présenter de modèles plus raffinés, ayant toutefois conservés leur rusticité.
Pour augmenter sa popularité, le Viatka sera présenté dans diverses expositions, dont deux en Russie, une à Moscou en 1866 et à Ljevsk en 1911, une à Paris en France en 1867, et enfin, une à Rotterdam aux Pays Bas en 1880.
Le Viatka, autrefois si plébiscité, est peu à peu négligé, aux dépend de trotteurs plus rapides, ce qui va entraîner un fort déclin de l'effectif dans les années 1900. La race à bien failli s'éteindre en 1917, malgré la mise en place de procédures pour sa préservation.
Si la généralisation de la mécanisation n'avait pas eu lieu, le Viatka aurait sans doute pu retrouver son éclat d'autrefois, toutefois il n'échappera pas, comme la quasi-totalité des races, à un déclin inévitable. Tant et si bien, qu'au cours de l'année 1980, seulement 2000 sujets ont été comptabilisés dans la région, toutes races confondues.
Les efforts pour la création d'un registre sont maintenus par un organisme de race et par des passionnés. Considéré comme étant en danger d'extinction, le recensement estimatif de 2003, indiquait un effectif de 560 individus.