Le Yili

L'histoire du Cheval Yili est le reflet de la modernisation de la Chine. D'un petit poney nomade, il est devenu, par une sélection humaine rigoureuse, un cheval de selle élégant et rapide. Il est aujourd'hui considéré comme la race de chevaux « améliorée » la plus réussie et la plus nombreuse de toute la Chine.

Un cheval Abaga au galop, un écusson et un désert
Un cheval Abaga au galop, un écusson et un désert
L'Abaga sur un puzzle
Une caricature d'un cheval Abstang
Une caricature d'un cheval Abstang
L'Abstang sur un tapis de souris
Le cheval Abyssinien et un paysage de l'Éthiopie
Le cheval Abyssinien et un paysage de l'Éthiopie
L'Abyssinien sur une tasse isotherme
Un dessin de style chibi du cheval Abstang
Un dessin de style chibi du cheval Abstang
L'Abstang sur une chope
L'Histoire du Cheval Yili : Le Joyau de la Vallée de l'Ili
 
Le Yili (伊犁马) est une race chevaline emblématique de la Chine moderne, originaire de la préfecture autonome kazakhe d'Ili, dans la région du Xinjiang. Son histoire est celle d'une transformation réussie, où une souche ancestrale rustique a été métamorphosée en un athlète polyvalent grâce à l'un des programmes de sélection les plus ambitieux de l'histoire hippique chinoise.
L'histoire du Yili commence avec le cheval Kazakh, une race ancienne, petite et extrêmement robuste, élevée depuis des millénaires par les tribus nomades d'Asie Centrale.
Un terroir d'exception : La vallée de l'Ili, surnommée le « jardin du Nord » du Xinjiang, offre des pâturages d'altitude riches et un climat plus clément que les steppes environnantes. C'est dans ce berceau fertile que la souche locale a développé ses premières qualités d'endurance et de fertilité.
L'influence ancienne : Dès l'Antiquité, cette région était réputée pour ses chevaux de qualité, souvent envoyés comme tribut aux empereurs de la dynastie Han, qui les appelaient déjà « chevaux célestes ».
La transformation du cheval Kazakh vers la race Yili moderne débute véritablement au début du XXe siècle (vers 1910-1920).
Les premiers échanges : Les commerçants et les colons russes traversant la frontière introduisent des étalons de races plus grandes et plus rapides. Les premiers croisements naturels commencent à modifier la silhouette du poney local.
Les « Haras de la Frontière » : Sous l'influence des officiers de cavalerie, on cherche à augmenter la taille du cheval pour répondre aux besoins militaires. On commence à voir apparaître des chevaux plus hauts sur jambes, capables de charger avec un équipement lourd.
C'est après 1949, sous l'impulsion du gouvernement chinois, que l'histoire du Yili prend une dimension scientifique et industrielle.
Les races « amélioratrices » : Un programme de croisement dirigé est mis en place à grande échelle. On importe massivement des étalons russes de prestige : le Trotteur Orlov (pour la taille et l'élégance), le Don (pour l'endurance et la structure osseuse) et des chevaux de trait léger soviétiques.
L'objectif dual : L'État chinois souhaitait créer un cheval « à deux fins » : capable de servir dans la cavalerie légère de l'Armée Populaire de Libération tout en étant un moteur puissant pour l'agriculture mécanisée.
Reconnaissance officielle (1963) : Après plusieurs générations de sélection rigoureuse, les caractéristiques de la race se stabilisent. En 1963, le gouvernement chinois reconnaît officiellement le Cheval Yili comme une race distincte et supérieure.
Avec la fin de la cavalerie militaire et la mécanisation des campagnes, l'histoire du Yili a failli s'arrêter. Cependant, il a su se réinventer.
L'apport du sang Pur-Sang : À partir des années 1980 et 1990, des infusions de sang Pur-Sang Anglais et Akhal-Teke ont été introduites pour augmenter la vitesse et l'aptitude au sport.
Le passage au sport : Aujourd'hui, le Yili est devenu le cheval de sport national par excellence en Chine. Il domine les compétitions de course de plat et d'endurance dans tout le pays, tout en restant le pilier des festivals traditionnels kazakhs au Xinjiang.
Les points à retenir sur le Yili
Le fleuron de l'élevage chinois
 
Le Yili est le résultat le plus réussi de la politique chinoise de modernisation équine. En croisant la rusticité millénaire des chevaux des steppes avec l'élégance et la taille des races européennes (russes et anglaises), la Chine a créé un athlète complet, adapté à son immense territoire.
Un athlète de haut niveau
 
C'est aujourd'hui le cheval de prédilection pour les courses hippiques en Chine. Il surpasse les autres races locales par sa vitesse au galop et sa capacité à maintenir un effort soutenu sur de très longues distances (courses d'endurance de 40 à 80 km).
L'adaptation au « Jardin de l'Asie Centrale »
 
Son berceau, la vallée de l'Ili, bénéficie d'un microclimat unique. Bien que le cheval soit élégant, il conserve une résistance héritée de ses ancêtres kazakhs, lui permettant de vivre dehors par des températures très basses et de se contenter de pâturages d'altitude.
Une importance culturelle et économique
 
Pour les populations kazakhes du Xinjiang, le Yili est un pilier de la vie quotidienne. Il sert aussi bien au travail de garde des troupeaux qu'à la production de lait (pour le koumis) et brille dans les jeux traditionnels comme le Kokpar (Buzkashi chinois).
Une évolution constante
 
Contrairement à certaines races figées, le Yili continue d'évoluer. Des programmes d'amélioration génétique intègrent régulièrement du sang neuf (notamment Pur-Sang Anglais et Akhal-Teke) pour affiner ses performances et en faire un concurrent sérieux pour les sports équestres internationaux (CSO, Dressage).
En résumé
 
Le Cheval Yili est l'ambassadeur de la puissance équestre du Xinjiang. C'est un cheval polyvalent qui a su passer du statut de monture de cavalerie militaire à celui de star des hippodromes et des centres équestres modernes chinois.
Les dates clés du Yili
Antiquité - XIXe siècle
 
Domination du cheval Kazakh traditionnel dans la vallée de l'Ili.
1910 - 1940
 
Début des croisements informels avec des races venues de l'Empire Russe.
1950 - 1963
 
Phase scientifique intensive de croisements (Orlov, Don) et création de la race moderne.
1963
 
Officialisation de la race Yili.
XXIe siècle
 
Spécialisation vers les courses hippiques et le sport équestre de haut niveau.
L'essentiel sur le Yili
Nom de la race
 
Yili (ou Ili).
Origine
 
Chine (Vallée de l'Ili, Préfecture autonome kazakhe du Xinjiang).
Type
 
Cheval de selle et de sport (type médioligne).
Taille au garrot
 
Entre 1,45 m et 1,58 m (cheval de taille standard).
Ascendance
 
Base de cheval Kazakh croisée avec le Trotteur Orlov, le Don et le Pur-Sang.
Robe
 
Principalement bai, alezan ou noir, souvent avec un reflet brillant.
Aptitudes
 
Vitesse sur plat, endurance exceptionnelle, grande fertilité et rusticité.
Reconnaissance
 
Officiellement reconnue comme race distincte en 1963.
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Un dessin de style chibi du Cheval Abyssinien
Un dessin de style chibi du Cheval Abyssinien
L'Abyssinien sur une carte postale
Le Cheval Afghan, un paysage et un coeur
Le Cheval Afghan, un paysage et un coeur
L'Afghan sur une tasse
Un dessin cartoon d'un cheval Abstang
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L'Abstang sur une chope
La tête d'un cheval Abstang aux crins noirs
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L'Abstang sur une coque mobile
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