Développé au sud ouest du territoire, dans l'État de Rhénanie Palatinat, aux Deux Ponts, ou Zweibrücken, d'où il tire son nom, le Zweibrücker, nommé aussi « Zweibrücker Warmblut » en allemand, est une race issue du demi-sang allemand qui a été croisé, à différentes époque de son évolution avec l'Oldenbourg, le Westphalien, le Trakehner, l'Arabe, l'Holstein et le Hanovrien.
Ses origines sont directement liées à la fondation en 1755, du haras d'État, à la demande du duc Christian IV, décidé à créer une race de chevaux de sports, aussi prestigieuse que le Pur Sang, qu'il avait rencontré lors son voyage en Angleterre. Après sa mort, Charles II Auguste, qui lui a succédé, reprend les rênes de l'élevage.
La véritable sélection va commencer dans les années 1900, période où les machines agricoles nécessitent un cheval puisant et plus rapide que le boeuf. Les chevaux légers du Haras, rencontre alors moins de succès, et les deux guerres ne vont rien arranger. Après 1945, il reste moins d'une dizaine d'étalons au Haras, et ces derniers sont des chevaux lourds.
En 1977, la race va être géré par la « Pferdezuchtverband Rheinland Pfalz Saar e.V. », qui va former le Zweibrücker que l'on connait de nos jours, un grand cheval sport élégant, aux allures puissantes, parfait pour briller dans les compétitions équestres.
Race locale qui n'est pas menacée, le Zweibrücker avait un effectif de 1284 individus, comprenant 117 étalons et 1167 juments enregistrées, selon le recensement estimatif de 2006.