Le Bidet du Morvan

L'histoire du Bidet du Morvan est celle d'un « petit géant » oublié, un cheval qui n'avait pour lui ni la taille ni l'élégance, mais dont le courage et la résistance ont permis de bâtir l'économie et de défendre les frontières de la France pendant près de deux millénaires.

Un cheval Abou'Ourquob et le drapeau du Yémen
Un cheval Abou'Ourquob et le drapeau du Yémen
L'Abou'Ourquob sur un carnet cartonné
Un dessin cartoon du Cheval Aénos alezan
Un dessin cartoon du Cheval Aénos alezan
L'Aénos sur un mug
L'Aegidienberger, un cheval originaire de l'Allemagne
L'Aegidienberger, un cheval originaire de l'Allemagne
L'Aegidienberger sur un bob
Le Cheval Adaev et un paysage du Kazakhstan
Le Cheval Adaev et un paysage du Kazakhstan
L'Adaev sur un bloc acrylique
L’Histoire du Bidet du Morvan : Le Petit Montagnard de Bourgogne
 
L'histoire du Bidet du Morvan est le récit d'une race aujourd'hui disparue sous sa forme pure, mais qui fut pendant des siècles le symbole de la résistance et de l'adaptation au cœur de la France. Ce petit cheval, façonné par les reliefs granitiques et le climat rude du massif du Morvan en Bourgogne, a joué un rôle crucial dans l'histoire rurale et militaire de la nation.
Les racines du Bidet du Morvan remontent à la plus haute Antiquité. Comme beaucoup de races de « bidets » français (terme désignant un petit cheval de service), il descendrait des souches de chevaux sauvages d'Europe occidentale croisées avec les montures introduites par les peuples Celtes et Gaulois.
Isolé dans les montagnes du Morvan, un territoire aux sols pauvres et aux hivers longs, ce cheval a subi une sélection naturelle impitoyable. Seuls les individus les plus rustiques, capables de se nourrir de maigres pâturages et de circuler sur des sentiers escarpés, ont survécu, fixant ainsi les traits d'une race de petite taille mais d'une endurance hors du commun.
Dès le Moyen Âge, le Bidet du Morvan se forge une réputation de monture idéale pour les voyageurs. Sa renommée repose sur une particularité partagée avec son cousin breton : les « allures ».
Le Bidet du Morvan pratiquait naturellement le traquenard ou l'amble. Cette allure intermédiaire entre le pas et le trot permettait de couvrir de grandes distances sur des terrains accidentés sans secouer le cavalier. Il était le cheval de prédilection des maquignons, des médecins de campagne et des messagers qui devaient traverser les forêts denses et les chemins boueux de la Bourgogne.
L'heure de gloire militaire du Bidet du Morvan sonne à la fin du XVIIIe siècle et durant le Premier Empire. Napoléon Ier, grand consommateur de chevaux pour ses campagnes, appréciait particulièrement la rusticité des chevaux de montagne français.
Le Bidet du Morvan a massivement intégré les régiments de cavalerie légère et de dragons. Sa capacité à supporter les privations, le froid et les marches forcées sans tomber malade en faisait un atout stratégique.
On raconte que lors de la retraite de Russie, les petits bidets rustiques furent souvent les derniers à succomber, là où les grands chevaux de race allemande ou anglaise périssaient les premiers.
Le XIXe siècle marque paradoxalement le début de la fin pour le Bidet du Morvan tel qu'il existait. Plusieurs facteurs ont précipité son déclin :
L'amélioration des routes : Avec la création de routes carrossables, on a moins besoin d'un petit cheval agile capable de grimper des sentiers ; on cherche alors des chevaux plus grands pour tirer des diligences.
La révolution agricole : Pour labourer les terres plus profondément, les agriculteurs morvandiaux délaissent le petit bidet au profit de chevaux de trait plus puissants.
Les croisements : Pour « améliorer » la race et la rendre plus forte, les haras nationaux imposent des croisements avec des étalons Percherons ou Comtois. Ces mélanges ont progressivement dilué le sang original du Bidet du Morvan, le transformant en un cheval de trait léger, plus imposant mais moins vif.
Au début du XXe siècle, le Bidet du Morvan original est considéré comme éteint. Il a été totalement absorbé par les races de trait ou remplacé par la mécanisation. Les derniers spécimens typés auraient disparu lors de la Première Guerre mondiale, réquisitionnés pour le front.
Cependant, son souvenir reste vif dans la culture bourguignonne. Des efforts ont été menés ces dernières décennies par des passionnés et des associations pour tenter de retrouver ou de « reconstituer » un type de cheval se rapprochant du vieux Bidet du Morvan, en s'appuyant sur des chevaux rustiques locaux.
Il demeure le symbole d'une époque où l'homme et l'animal ne faisaient qu'un pour dompter l'âpreté des montagnes morvandelles.
Les points à retenir sur le Bidet du Morvan
Le chouchou de la Grande Armée
 
Napoléon Ier appréciait énormément ces chevaux pour leur résistance incroyable. Ils ont été les piliers de la cavalerie légère lors des campagnes de Russie, survivant là où les chevaux plus grands périssaient de froid et de faim.
Un confort de voyage inégalé
 
Grâce à son allure de « traquenard » (un trot rompu très doux), il était la monture préférée des médecins, des prêtres et des commerçants qui devaient passer dix heures par jour en selle sur les chemins escarpés du Morvan.
Forger par le granit
 
Vivant sur les sols pauvres et granitiques du Morvan, cette race a développé des sabots d'une dureté exceptionnelle, ne nécessitant presque jamais de fers.
Un renouveau patrimonial
 
Bien que la mécanisation et les croisements aient failli le faire disparaître, des associations locales travaillent aujourd'hui à recréer ce type de cheval pour l'écotourisme et le débardage léger, afin de préserver l'identité culturelle de la Bourgogne.
Les dates clés du Bidet du Morvan
Antiquité
 
Formation de la souche rustique dans le massif du Morvan.
XVIIe - XVIIIe siècle
 
Apogée de son utilisation comme cheval de messagerie et de voyage.
1800 - 1815
 
Utilisation intensive dans les guerres napoléoniennes.
1840 - 1880
 
Début des croisements massifs avec des races de trait ; déclin du type originel.
Années 1900
 
Disparition quasi totale de la race pure.
L'essentiel sur le Bidet du Morvan
Nom de la race
 
Bidet du Morvan (ou Petit cheval du Morvan).
Origine
 
France (Massif du Morvan, Bourgogne).
Type
 
Bidet (petit cheval polyvalent, robuste et rustique).
Taille
 
Petite, généralement entre 1,35 m et 1,48 m.
Morphologie
 
Corps compact, « près de terre », poitrine large, membres courts et solides, sabots noirs très résistants.
Robes
 
Dominantes : Bai, Noir et Gris foncé.
Tempérament
 
Sobre, endurant, courageux et d'un calme imperturbable.
Allure spéciale
 
Le Traquenard (allure intermédiaire confortable pour les longues distances).
Qualité majeure
 
Rusticité extrême : capacité à vivre et travailler dans un climat froid avec peu de nourriture.
Utilisations
 
Cavalerie légère (Napoléon), messagerie, transport de voyageurs et travaux de ferme.
Statut actuel
 
Race considérée comme éteinte sous sa forme pure ; en cours de reconstitution par des passionnés.
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Une caricature cartoon d'un cheval Abaga au galop
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Un dessin de style chibi du Cheval Aegidienberger
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L'Aegidienberger sur un crop top
La caricature du cheval Abaco Barbe dans un blason
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L'Abaco Barbe sur un mug
La tête de l'Afghan et un fer à cheval
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L'Afghan sur une casquette
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