Originaire du
Morvan, situé dans le centre est de la
France, d'où il tire son nom, le
Bidet du Morvan, nommé aussi le
Cheval du Morvan ou le
Morvandiau, était réputé pour son incroyable résistance et sa ténacité incomparable.
La majorité des sources qui aborde le sujet du
Bidet du Morvan remonte généralement au milieu du
XIXème siècle, mais les récits qu'ils contiennent sont parfois considérés comme non objectifs.
Certains pensent que son histoire a probablement été embellie, sous l'influence d'une nostalgie provoquée par la regrettée disparition du
Bidet du Morvan.
Ses origines remontent au
XVIIIème siècle, quand le pays du
Morvan était encore traversé par des chemins très escarpés, qui n'étaient praticables qu'à
cheval.
Par ailleurs, le
cheval de trait n'avait pas encore la place qu'on lui connaîtra au
XIXème siècle.
C'est ainsi qu'apparaîtra sur le foires des poulains originaire du
Morvan, qui vont petits à petits se développer dans tous les pays voisins, où ils vont quelquefois être améliorés, notamment avec des
étalons du
Danemark.
La noblesse aussi possède des haras dans les forêts du
Morvan, comme celui qu'aurait possédé, sous
Louis XV, le duc de
Choiseul à
Chassy.
Le
Bidet du Morvan a la particularité de ne pas avoir d'
étalon fondateur, les éleveurs refusant les croisements avec les étalons royaux des
Haras.
Mais un conflit va naître entre les paysans et l'administration, qui considère que le
Bidet du Morvan ne correspond pas au standard requis pour l'armée.
Le
Bidet du Morvan est défini par l'administration comme
trop petit et disgracieux.
Mais les
chevaux avec de la taille, une
tête fine et une apparence noble, demande un élevage couteux, que les paysans ne peuvent pas assumer.
La popularité du
Bidet du Morvan va devenir grandissante jusqu'au
XIXème siècle, époque à laquelle les
chevaux de trait vont, peu à peu, prendre sa place, et la
Première Guerre Mondiale, de
1914 à 1918, va amputer de manière drastique le cheptel.
En effet, les réquisitions sont constantes, et provoque une crise sans précédent dans l'élevage local.
Le désespoir va gagner les éleveurs, quand en
1791, le ministre de la guerre, ordonne la saisie de tous les
chevaux, même les
juments en
gestation.
Il seront contraint d'obéir sous peine de désobéissance civile, d'autant que cette décision est considérée par les révolutionnaires comme un «
signe de patriotisme ».
Paradoxalement, c'est pendant les guerres que le
Bidet du Morvan va briller par sa résistance, sa résilience, son courage, qui vont susciter l'admiration de tous.
Le
Bidet du Morvan, a fini par disparaître, en laissant derrière lui une légende, qui repose sur sa contribution pendant la
Première Guerre Mondiale, qui va couter le vie à plus de
50000 milles chevaux de la race.