Le Campeiro

L'histoire du cheval Campeiro est celle d'une adaptation réussie. Né d'un accident de l'histoire coloniale, il est devenu, par la force de la nature et du temps, le compagnon indissociable de l'homme des montagnes du sud du Brésil, portant sur son dos l'héritage des explorateurs et la rudesse de sa terre d'accueil.

La tête du Cheval Adaev, un blason et un paysage
La tête du Cheval Adaev, un blason et un paysage
L'Adaev sur des chaussettes
La tête du cheval Abaco Barbe, un écusson et un paysage
La tête du cheval Abaco Barbe, un écusson et un paysage
L'Abaco Barbe sur un sticker
La silhouette d'un cheval Abaga et une tache
La silhouette d'un cheval Abaga et une tache
L'Abaga sur un foulard
La tête du Cheval Abyssinien et un coeur rouge
La tête du Cheval Abyssinien et un coeur rouge
L'Abyssinien sur un t-shirt
L’Histoire du Cheval Campeiro : Le Marcheur des Araucarias
 
Le Cheval Campeiro est une race équine brésilienne dont l'histoire est intimement liée à l'exploration du continent sud-américain par les Européens. Surnommé le « Marchador das Araucárias » (le marcheur des araucarias), il est le produit d'une sélection naturelle de plus de quatre siècles dans les hauts plateaux du sud du Brésil.
L'origine du Campeiro remonte aux premières expéditions espagnoles au cœur de l'Amérique du Sud. Le jalon historique le plus important se situe en 1541, lors de l'expédition d'Álvar Núñez Cabeza de Vaca.
Alors qu'il se rendait par voie terrestre depuis l'île de Santa Catarina jusqu'à Asunción (Paraguay), Cabeza de Vaca dut traverser des territoires escarpés et des forêts denses. Durant ce périple périlleux, plusieurs chevaux d'origine ibérique (principalement des chevaux de souche barbe et andalouse) se sont perdus, ont été abandonnés ou se sont échappés dans la région de Curitibanos et de Lages, dans l'actuel État de Santa Catarina.
Contrairement au célèbre cheval Crioulo (Criollo) qui s'est développé dans les plaines ouvertes de la Pampa, le Campeiro a trouvé refuge dans le Planalto Serrano, un haut plateau caractérisé par :
Un climat froid et humide (avec des chutes de neige en hiver).
Un relief accidenté et rocheux.
Une végétation spécifique composée de forêts de pins (Araucarias).
Isolés pendant près de 400 ans, ces chevaux ont subi une sélection naturelle impitoyable. Seuls les individus les plus robustes, capables de se nourrir de la végétation locale et de se déplacer avec agilité sur des sols escarpés, ont survécu.
C’est durant cet isolement que la race a développé sa caractéristique la plus précieuse : la marcha (une allure marchée, rapide et confortable), indispensable pour parcourir de longues distances sur des terrains irréguliers sans fatiguer le cavalier.
Pendant longtemps, le Campeiro a été confondu avec son cousin, le Crioulo. Cependant, au XIXe siècle, les éleveurs locaux ont commencé à remarquer des différences morphologiques et dynamiques nettes.
Tandis que le Crioulo était sélectionné pour le travail intense avec le bétail dans les plaines (privilégiant le galop et l'arrêt brusque), le Campeiro était privilégié pour le transport et l'inspection des terres sur les hauts plateaux, où son endurance et son confort de selle (la marcha) étaient inégalés.
Le processus de préservation et de reconnaissance formelle de la race a débuté tardivement :
1976 : Création de l'Association Brésilienne des Éleveurs de Chevaux Campeiro (ABRACCC) à Curitibanos. Les éleveurs souhaitaient protéger ce patrimoine génétique unique qui commençait à être menacé par les croisements avec des races exotiques.
1985 : Le ministère brésilien de l'Agriculture reconnaît officiellement le Campeiro comme une race distincte.
Standardisation : Les critères de sélection ont été fixés pour préserver non seulement la morphologie robuste héritée de ses ancêtres espagnols, mais surtout son allure particulière qui en fait l'un des meilleurs chevaux de marche au monde.
Au milieu du XXe siècle, la mécanisation de l'agriculture et l'introduction de nouvelles races de sport ont failli faire disparaître le Campeiro. Grâce à la détermination d'une poignée de familles d'éleveurs du sud du Brésil, la race a été sauvée.
Aujourd'hui, elle est considérée comme un trésor génétique, car elle a conservé des traits du cheval espagnol de la Renaissance que l'on ne retrouve presque plus en Europe.
Les points à retenir sur le Campeiro
Le Confort Avant Tout
 
Grâce à sa « marcha », le Campeiro ne produit pas les secousses verticales du trot. C'est l'un des chevaux les plus confortables au monde pour les cavaliers souffrant du dos ou pour les expéditions de plusieurs jours.
Un Survivant des Montagnes
 
Ayant vécu en autarcie pendant des siècles dans les forêts de pins (Araucarias), il a développé une capacité unique à se nourrir de pâturages pauvres et à supporter des températures proches de zéro.
Un Trésor Génétique
 
Le Campeiro a conservé des traits morphologiques des anciens chevaux espagnols de la Renaissance, faisant de lui un véritable conservatoire génétique vivant.
Emblème Régional
 
Plus qu'un simple animal de travail, il est le symbole de l'identité des « Gaúchos Serrano » (les habitants des montagnes du sud du Brésil) et de leurs traditions séculaires.
Les dates clés du Campeiro
1541
 
Passage de Cabeza de Vaca et perte des premiers chevaux ibériques dans le sud du Brésil.
XVIIe - XIXe siècles
 
Développement en autarcie dans les forêts d'Araucarias et formation du phénotype actuel.
1976
 
Fondation de l'ABRACCC pour structurer l'élevage.
1985
 
Homologation officielle de la race par les autorités brésiliennes.
L'essentiel sur le Campeiro
Nom de la race
 
Cheval Campeiro (surnommé le « Marchador das Araucárias »).
Origine
 
Brésil (État de Santa Catarina, région de Curitibanos et Lages).
Type
 
Cheval de selle et de travail, reconnu pour ses allures particulières.
Lignée Historique
 
Descendant direct des chevaux ibériques perdus lors de l'expédition espagnole de Cabeza de Vaca en 1541.
Taille
 
Entre 1,40 m et 1,55 m au garrot.
Robe
 
Toutes les robes sont acceptées. Les plus courantes sont l'alezan, le bai et le gris.
Allure Spécifique
 
La « Marcha » : une marche rapide, rythmée et très confortable qui remplace le trot.
Morphologie
 
Silhouette compacte (médioligne), poitrine profonde, membres musclés et sabots extrêmement résistants.
Qualités
 
Grande endurance, rusticité (résiste au froid des montagnes), docilité et agilité en terrain rocheux.
Utilisations
 
Travail du bétail, randonnée de longue distance, tourisme équestre et loisirs.
Reconnaissance
 
Race officiellement reconnue par le ministère brésilien de l'Agriculture en 1985.
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Le cheval Aegidienberger et un paysage de l'Allemagne
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Le Blason de l'Adaev du Kazakhstan
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L'Adaev sur un polo
La tête du Cheval Aegidienberger et un coeur rouge
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La tête du Cheval Adaev avec une longue crinière noire
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L'Adaev sur une coque mobile
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