Les dates importantes dans l'histoire de l'Abbayan
Le Yémen, grâce à son relief protecteur, devient un sanctuaire pour l'élevage de l'Abbayan. Les tribus locales sélectionnent le type « Abeyyan Sherrak », réputé pour être le plus pur et le plus rapide, idéal pour les terrains escarpés.
Selon la tradition bédouine, l'Abbayan est l'une des cinq juments fondatrices (Al Khamsa) qui sont restées fidèles au prophète Mahomet. C'est à cette époque mythique que la souche aurait été isolée pour sa pureté et son courage.
Le vice-roi d'Égypte, Abbas Pacha, passionné par les chevaux du désert, envoie des émissaires au Yémen et dans le Nejd, pour acquérir les meilleurs spécimens d'Abbayan. Ses registres (le Manuscrit d'Abbas Pacha) constituent la première documentation écrite précise sur la généalogie de cette lignée.
L'aristocrate britannique Lady Anne Blunt voyage dans la péninsule Arabique. Elle identifie et acquiert des chevaux de souche Abbayan pour son célèbre élevage de Crabbet Park en Angleterre, permettant ainsi la survie de la lignée hors de son berceau d'origine.
L'américain Homer Davenport se rend dans le désert avec l'aide du gouvernement pour importer des chevaux Arabes purs aux États-Unis. Il ramène des spécimens de lignée Abbayan, posant les bases de l'élevage de cette souche sur le continent américain.
Cette sous-lignée spécifique de l'Abbayan connaît un immense succès mondial, dans les concours de show et les élevages de « Straight Egyptian » (Arabe égyptien pur), soulignant le raffinement extrême légué par les ancêtres yéménites.
L'Organisation Mondiale du Cheval Arabe (WAHO) collabore avec les autorités yéménites pour enregistrer et protéger les derniers chevaux de souches traditionnelles encore présents dans le pays, malgré les difficultés économiques.
Une étude concernant la consanguinité des chevaux de la lignée Abbayan élevés en Iran a été publiée.
Le début du conflit majeur au Yémen met en péril les haras nationaux et les élevages privés. Les passionnés de l'Abbayan tentent désespérément de protéger les chevaux de la famine et des bombardements, la lignée étant perçue comme un trésor national.
Grâce à l'ADN et aux registres internationaux, les éleveurs du monde entier s'efforcent de maintenir la pureté de la lignée Abbayan, tandis qu'au Yémen, le cheval reste un symbole de résilience et de fierté culturelle inébranlable.