Son existence dépend longtemps des besoins humains pour la guerre, car avant la fin du
XIXème siècle, l'élevage de la race n'est pas organisé. C'est avec le développement de l'agriculture que débutera l'aventure de la race, qui à la base, regroupait le
Trait Belge et l'
Ardennais.
Le plus fort déclin que la race connaîtra sera vers
1810, quand
Napoléon, réquisitionne une grande partie du cheptel. Quarante ans plus tard, en
1850, l'
Ardennais sera croisé avec des
étalons comme le
Flamand et le
Percheron, ce qui donnera un plus grand modèle, qui sera plus fort, plus puissant, mais également aura plus de souplesse et d'énergie.
Ce sera la naissance de l'
Ardennais d'aujourd'hui. Ensuite, il fut régulièrement croisé avec du sang oriental de façon à alléger quelque peu sa silhouette.
Cantonné au rôle presque unique d'animal de boucherie durant deux décennies, l'
Ardennais bénéficie au début du
XXIème siècle d'un nouvel engouement dû au côté écologique de son utilisation.
Aujourd'hui, ce cheval de trait mi lourd est souvent utilisé pour renouveler le sang d'autres races à sans froid.
Le
17 février 1908, le premier registre généalogique de la race est créé par la «
Société Hippique des Ardennes » qui est un regroupement de syndicats d'élevage régionaux.
En
France en
2009, il est devenu la quatrième race de cheval de trait la plus représentée en matière d'effectifs.