Le
Brumby, laissé livré à lui-même s'est facilement adapté au climat rigoureux du
bush d'
Australie, et, avec les vastes étendues de terres non clôturées à sa disposition, il erra librement et se reproduisit.
Ce sont les
chevaux de trait et les races comme le
Pur Sang, l'
Arabe et le
Clydesdale, qui auraient façonnés les lignées du robuste
Brumby.
Il y a plusieurs hypothèses quant à l'origine du nom
Brumby, la première serait qu'il a été donné par le sergent
James Brumby, la deuxième serait qu'il vient du mot indigène «
Brumby », qui signifie «
sauvage ».
D'autres hypothèses sont avancées, comme celle qui lui donne le nom d'un ruisseau ou celle qui voit son origine dans le langage d'
Irlande.
En
1820 en
Australie, le Brumby comptait
3500 individus vivants, mais en
1850,
30 ans plus tard, l'effectif sera de
160,000 individus.
C'est sans doute pour cette raison qu'il a fini par être considéré comme une nuisance, mais aussi parce qu'il volait de la nourriture destinée au bétail, et des dégâts qu'il causait dans les cultures.
Le
Brumby sera donc chassé avec des hélicoptères, qui le survoleront pour l'effrayer, et le précipiteront dans des enclos, où il sera abattu à coups de fusil.
Ensuite sa viande sera exportée dans de nombreux pays pour la fabrication de pâtée pour chien.
Des activistes dénoncent régulièrement les campagnes d'abattages violentes dont le
Brumby est encore victime aujourd'hui, et demande une capture douce suivie d'un placement.
Des troupeaux sauvages partout en Australie continue à être menacés de massacres.
Par exemple, en octobre 2000, plus de 600 chevaux dans le parc national de la rivière Guy Fawkes ont été abattus à l'aide d'un hélicoptère.
En raison du tollé général qui a suivi, le gouvernement de la Nouvelle Galles du Sud a mis sur pied un comité directeur chargé d'étudier d'autres méthodes de contrôle.
Les plans de gestion de NSW sont maintenant en place dans certaines zones, en grande partie à cause de l'engagement et du dévouement de l'organisation « Save the Brumbies ».
Bien que le piégeage passif et le retrait des chevaux de parties présumées menacées de certains parcs nationaux soient prioritaires, le tir et le transport des chevaux vers les abattoirs se poursuivent.
Certains chevaux sont confiés à des groupes d'intérêts, mais en l'absence de fonds ou de terres disponibles, il s'agit d'un faible pourcentage des méthodes de contrôles actuelles.
Dans d'autres régions telles que le Queensland et le nord de l'Australie, l'abattage aérien d'un très grand nombre de chevaux est une pratique courante et aucune stratégie de gestion n'est en place.
Le gouvernement australien maintient ses quotas et le Brumby en surnombre peut être adopté.
Le Brumby est composé de plusieurs populations sauvages, il y a notamment le Brumby visible dans le Queensland, le Barrackr Brumby présent dans la zone d'entraînement de l'armée de Greenbank, le Kosciusko Brumby qui vit dans le Parc National de Kosciuszko en Nouvelle-Galles du Sud.
IL y a également le Brumby qui évolue dans le Parc national de la Rivière Guy Fawkes lui aussi en Nouvelle-Galles du Sud, et le Brumby que l'on peut apercevoir dans le Parc National de Namadgi sur le Territoire de la capitale australienne.