Le Carolina Marsh Tacky

Une race de chevaux nommée « petit cheval des marais » en gullah

 Les collections 
Le Cheval Abaga sur un sweat à capucheLe Cheval Arabe sur une boîte à biscuitLe Cheval Abaga sur une maniqueLe Cheval Appaloosa sur un sweatLe Cheval qui bondit sur un sac à cordon
Signifiant « petit cheval des marais » en Gullah (langue des descendants des esclaves des plantations de la région), le Carolina Marsh Tacky formait la race la plus répandue en Caroline du Sud pendant une grande partie de son histoire.

D'ailleurs, si ce cheval eu pour appellation « Tacky », soit « commun », ou « pas cher » en anglais, c'est justement parce qu'il était extrêmement développé.

Connue pour être une des premières races à s'être implantée aux États Unis, il a pour ascendant des chevaux ibériques introduits, dès le XVIème siècle, sur les côtes de Caroline du Sud, par des explorateurs et colons espagnols.

D'autres chevaux viendront compléter le cheptel existant, par le biais d'achat d'animaux par l'établissement espagnol de Saint Augustine en Floride.

En fait, à cette époque, le Carolina Marsh Tacky est utilisé comme cheval de bât sur les routes commerciales pour être ensuite vendu, à la fin du périple, lorsque Charleston est atteint.

Quelquefois considéré comme nuisible au cours du XIXème siècle, le Carolina Marsh Tacky est généralement laissé à l'état sauvage, pour être ensuite capturé par les habitants locaux, lorsque le besoin s'en fait sentir, pratique qui sera aussi d'usage au cours du XXème siècle.

Lors de la révolution américaine le Carolina Marsh Tacky deviendra un allié indispensable, grâce à sa faculté de se déplacer aisément dans les marécages, en effet, on peut penser que c'est grâce à cela, que les forces menées par Francis Marion on prit l'avantage face à la cavalerie britannique, qui montait des chevaux de races européennes, incapable de bien se mouvoir dans cet environnement.

A la fin de la guerre de Sécession, le Carolina Marsh Tacky deviendra le cheval utilitaire de la communauté Gullah sur la plupart des îles de la Caroline du Sud.

La population en expansion va se développer, tant et si bien qu'à une époque le Carolina Marsh Tacky sera présent de la Caroline du Sud jusqu'en Géorgie.

Lorsque surviendra la Seconde Guerre mondiale, il sera utilisé pour surveiller les plages de Caroline du Sud, contre les assauts des différentes troupes ennemies.

Cheval de travail jusque dans les années 1950, il participera à des courses très populaires, qui auront lieu sur les plages durant les années 1960.

Le Carolina Marsh Tacky, qui jadis parcourait librement, et par centaine, les îles de Caroline du Sud, est de nos jours une des races les plus menacée au monde.

Si elle n'a pas complètement disparu, suite à la généralisation de la mécanisation, c'est grâce à quelques éleveurs qui n'ont pas relâché leur effort.

Avec un peu moins de 400 individus, le Carolina Marsh Tacky est aujourd'hui sous la protection et la gestion de l'« Association Carolina Marsh Tacky », officiellement nommée Carolina Marsh Tacky Association, qui travaille avec des éleveurs et des passionnées dans le but de préserver et de promouvoir ce cheval.

La collaboration en 2007 de l'« Association Carolina Marsh Tacky » avec le « Equus Survival Trust », pour identifier le patrimoine génétique du troupeau resté à l'état sauvage, qui a été découvert en 1990, permettra de découvrir que les gènes de ces chevaux évoluant en liberté, ont conservé les mêmes caractéristiques depuis la guerre de Sécession.

A la suite de cela, le registre d'élevage, mis au point par le « Livestock Conservancy », deviendra un Stud-book qui sera fermé le 18 août 2010.

Au cours de la même année, le Carolina Marsh Tacky sera nommé « Cheval de l'héritage d'État de Caroline du Sud » en l'honneur de sa longue histoire dans la région.
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