Et puis un
cheval s'enfuit vite au
galop à la moindre alerte, de ce fait il est difficile à approcher, mais également à rattraper.
Le dernier élément qui explique cette
domestication tardive, c'est l'
étalon qui se montre particulièrement farouche et combatif, et fait preuve de ruse pour déjouer les plans des hommes.
Il est fort probable que la
domestication du
cheval n'a pu se faire que progressivement, et qu'elle a été l'objet de nombreux échecs.
La date et le lieu de ce tournant capital dans l'histoire de l'homme n'est pas connue.
La seule certitude c'est qu'elle est à l'initiative de peuples
pasteurs qui vivaient dans les steppes de la
Russie méridionale, dans l'actuelle région des
Montagnes de l'Altaï aux confins du désert de
Gobi.
Il est également raisonnable de penser que les premiers
chevaux capturés furent des
juments et des
poulains, moins difficiles à attraper que des
étalons.
On peut aussi imaginer les difficultés qu'ils rencontrèrent, car contrairement à l'homme d'aujourd'hui, qui bénéficie des connaissances acquises pendant plusieurs siècles, eux ne partaient de rien.
Ils durent les mater, les apprivoiser, les accoutumer à la présence de l'homme, à leur voix, à leurs gestes et à l'
attache.
Mais aussi il furent confronté aux difficultés de les garder en captivité, de les
nourrir comme il convient, de les
abriter du froid, et enfin de les sélectionner, afin de séparer les
étalons destinés à la reproduction, de ceux qu'il fallait castrer pour les rendre plus paisibles et plus maniables.