Chaque
muscle du
cheval est composé d'un certain nombre de
fibres.
Pendant la contraction
musculaire, il y a un raccourcissement des
fibres qui ne dure que quelques millièmes de seconde.
L'intensité de la force déployée par un
muscle est le résultat du nombre de
fibres qui sont stimulées à un instant précis par les
fibres nerveuses.
Un mouvement continu ou une position soutenue en
station sont le résultat de la répétition des contractions qui se suivent sous forme de
salves successives.
Mais si les gestes ont une
allure progressive, c'est grâce à l'interposition du
tendon, un système amortisseur, entre les
fibres musculaires qui génèrent la force de déplacement et les pièces osseuses du
squelette qui sont des leviers passifs.
C'est la fraction élastique du
tendon qui contribue à rendre le mouvement continu, en effet sans son intermédiaire chaque mouvement serait
saccadé ou vibratoire.
Toutefois, l'élasticité des
tendons est limitée et si on soumet l'un d'eux à une trop grande force, il va se distendre au-delà de sa limite de résistance, se déformer, perdre son élasticité et même se rompre.
Les accidents provoquant des
tendinites chez le
cheval sont souvent causés par la destruction des
fibres élastiques soumis à un effort mécanique qui excède les limites de leur résistance.
Ici encore, l'entraînement, qui développe le nombre des
fibres élastiques du
tendon, permet une augmentation de leur résistance et limite le risque de
tendinites.
Mais même si l'entraînement du
cheval adulte permet la formation de
fibres inextensibles de collagène, l'augmentation des
fibres élastiques n'est possible que chez le
jeune cheval.