Par contre sa vision nocturne est largement supérieure à celle de l'homme, avec un temps d'adaptation assez important lors des variations brusques de lumière.
Chacun des
yeux du
cheval couvre un champ qui lui est propre, sauf quand il est inquiet ou curieux, car en se focalisant sur l'objet de son attention, il utilise sa
vision binoculaire.
Toutefois cette dernière, qui lui permet d'apprécier les formes et les dimensions des objets, est très limitée et ne concerne que sa zone de progression, cela ne l'empêche pas pour autant d'être capable d'évaluer la taille d'un
obstacle.
Il est très probable que le
cheval ne perçoive pas les objets
fixes ou immobiles, en revanche, tout changement qui affecte le contenu de son champ visuel l'alerte immédiatement.
Le contraste optique d'un objet en mouvement par rapport à l'environnement joue aussi un très grand rôle, c'est pour cette raison qu'un
cheval peut être inquiet en voyant s'approcher un homme avec des vêtements clairs, une blouse blanche par exemple, alors qu'il va reste indifférent à cette même personne quand elle est habillée de vêtement qui ne forment aucun contraste avec le milieu ambiant.
Sa
vue est donc formidablement bien organisée pour assurer sa fonction d'alarme et déclencher les réactions de fuite.
Les
œillères constituent parfois le seul moyen de maîtriser un
cheval nerveux ou difficile à conduire, car elles restreignent le champ visuel à une zone de
vision binoculaire.
C'est la même chose pour un
cheval rétif qui refuse de rentrer dans un local qu'il ne connaît pas ou de monter dans un van, pour le tranquilliser, on peut l'empêcher de voir en utilisant une capote placée sur la
tête.