Très volumineux, le
cœur à un poids moyen avoisinant les
deux kilogrammes chez un
cheval de
selle de
450 kilogrammes peu entraîné.
Mais avec un entraînement intense, il peut atteindre les 4 à 5 kilogrammes pour un
cheval de compétition possédant le même poids corporel.
Il est contrôlé par un dispositif de commande interne qui est le tissu nodal, déterminant, sous l'égide du système
neurovégétatif, la fréquence cardiaque.
Il déclenche les contractions
musculaires des
oreillettes et des
ventricules dans un ordre strict.
La fréquence du
cœur dirige le débit cardiaque qui est proportionnel aux besoins de l'organisme en oxygène.
Par conséquence, elle est une représentation de la consommation du
cheval en oxygène, et par voie de fait, du volume maximal d'oxygène utilisé dans l'effort.
Chez un
cheval peu entraîné au repos, la fréquence cardiaque est en général comprise entre 35 et 45 pulsations à la minute.
Par contre pour un
cheval de selle très bien entraîné, cette fréquence se situe entre
25 et 35 pulsations par minute.
On peut en déduire que, comme chez l'homme, il y a un rapport entre une faible fréquence cardiaque au repos et l'aptitude aux performances sportives.
La différence de la fréquence cardiaque de travail n'est pas la même suivant la discipline.
La fréquence de travail atteint normalement, au maximum de l'effort,
160 à 200 contractions par minute chez le
cheval de concours hippique, 180 à
210 contractions par minute chez le lors d'une
course hippique de plat et
210 à 250 contractions par minute chez le trotteur, par exemple, attelé au cours d'une
course.
Au-delà de
250 contractions à la minute, le
cheval est en
danger, il peut à tout moment faire une
syncope et tomber.
Cet accident s'achève par un épistaxis très abondant, qui est le signe d'une crise cardiaque.
Comme chez l'homme, il faut un travail très régulier et progressif pour que l'entraînement provoque un abaissement de la fréquence maximale d'effort.
En effet, un travail trop discontinu et irrégulier ne permettra pas l'adaptation progressive de la puissance des contractions du
cœur.
En clair, l'accident provoqué par l'effort est toujours le résultat d'une mauvaise méthodologie dans la conduite de l'entraînement sportif.
On sait que les réactions vasomotrices du
cheval sont particulièrement puissantes afin de lui permettre de passer, sans aucune transition, du repos total à la fuite au grand
galop devant un prédateur.
Cela a pour conséquence d'engendrer une fragilité pathologique face aux agressions.
Ce mécanisme d'adaptation peut être corrompu par la
maladie et provoquer des désordres
circulatoires très graves et souvent mortels.
Ceci explique très bien la facilité avec laquelle le
cheval peut subir des chocs mortels à la suite de nombreuses
maladies, notamment à l'occasion des
coliques.