Le Coeur

Un organe très volumineux chez le cheval

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Le cœur est un organe qui propulse le sang dans tout le corps du cheval.

Il est constitué de quatre compartiments qui sont l'oreillette droite, l'oreillettes gauche, le ventricule droit et le ventricule gauche, ces deux derniers ayant une paroisse épaisse et jouant le rôle de pompe.

Le ventricule gauche est plus gros que le droit car il propulse le sang dans tout le corps alors que le droit seulement dans les poumons (circulation pulmonaire, ou petite circulation).

Très volumineux, le cœur à un poids moyen avoisinant les deux kilogrammes chez un cheval de selle de 450 kilogrammes peu entraîné.

Mais avec un entraînement intense, il peut atteindre les 4 à 5 kilogrammes pour un cheval de compétition possédant le même poids corporel.

Il est contrôlé par un dispositif de commande interne qui est le tissu nodal, déterminant, sous l'égide du système neurovégétatif, la fréquence cardiaque.

Il déclenche les contractions musculaires des oreillettes et des ventricules dans un ordre strict.

La fréquence du cœur dirige le débit cardiaque qui est proportionnel aux besoins de l'organisme en oxygène.

Par conséquence, elle est une représentation de la consommation du cheval en oxygène, et par voie de fait, du volume maximal d'oxygène utilisé dans l'effort.

Chez un cheval peu entraîné au repos, la fréquence cardiaque est en général comprise entre 35 et 45 pulsations à la minute.

Par contre pour un cheval de selle très bien entraîné, cette fréquence se situe entre 25 et 35 pulsations par minute.

On peut en déduire que, comme chez l'homme, il y a un rapport entre une faible fréquence cardiaque au repos et l'aptitude aux performances sportives.

La différence de la fréquence cardiaque de travail n'est pas la même suivant la discipline.

La fréquence de travail atteint normalement, au maximum de l'effort, 160 à 200 contractions par minute chez le cheval de concours hippique, 180 à 210 contractions par minute chez le lors d'une course hippique de plat et 210 à 250 contractions par minute chez le trotteur, par exemple, attelé au cours d'une course.

Au-delà de 250 contractions à la minute, le cheval est en danger, il peut à tout moment faire une syncope et tomber.

Cet accident s'achève par un épistaxis très abondant, qui est le signe d'une crise cardiaque.

Comme chez l'homme, il faut un travail très régulier et progressif pour que l'entraînement provoque un abaissement de la fréquence maximale d'effort.

En effet, un travail trop discontinu et irrégulier ne permettra pas l'adaptation progressive de la puissance des contractions du cœur.

En clair, l'accident provoqué par l'effort est toujours le résultat d'une mauvaise méthodologie dans la conduite de l'entraînement sportif.

On sait que les réactions vasomotrices du cheval sont particulièrement puissantes afin de lui permettre de passer, sans aucune transition, du repos total à la fuite au grand galop devant un prédateur.

Cela a pour conséquence d'engendrer une fragilité pathologique face aux agressions.

Ce mécanisme d'adaptation peut être corrompu par la maladie et provoquer des désordres circulatoires très graves et souvent mortels.

Ceci explique très bien la facilité avec laquelle le cheval peut subir des chocs mortels à la suite de nombreuses maladies, notamment à l'occasion des coliques.
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