La zone physiologiquement active lors des échanges est formée par l'ensemble des
alvéoles pulmonaires.
On estime la surface d'échange à
11 centimètres carrés par gramme de poids corporel chez le
cheval adulte, cette surface augmente jusqu'à
500 centimètres carrés chez un
cheval de
course de taille moyenne.
Elle est assez caractéristique de l'aptitude à l'effort d'un
cheval.
Par comparaison, celle de l'homme n'est que de
7 centimètres carrés par gramme, mais atteint
100 centimètres carrés par gramme chez la
chauve-souris, ceci à cause de l'effort
musculaire énorme et prolongé qu'elle subit durant le vol.
Le volume de gaz pénétrant dans les voies aérifères d'un
cheval au
repos, pendant un
cycle respiratoire, ou volume courant, est de
6 à 8 litres.
La fréquence
respiratoire, quant à elle, varie de
7 à 15 mouvements par minute, ce qui mobilise environ
60 litres d'air par minute pour un
cheval de
450 kilogrammes.
Pendant le grand
galop, la fréquence est beaucoup plus haute et peut dépasser les
45 mouvements par minute et le volume courant atteindre
20 litres et plus, créant des échanges qui peuvent être multipliés par dix si l'on compare ces données lors du
repos.
Comme chez l'homme, la capacité d'acquérir de l'oxygène augmente avec le développement de l'
appareil respiratoire durant l'entraînement sportif, mais également avec la richesse du
sang en hémoglobine.
Ce volume maximal d'oxygène utilisable est un critère très fiable pour pouvoir définir l'aptitude sportive à l'effort.
Mais, même si elle est très utilisée chez l'homme, il est plus difficile à étudier chez le
cheval qui supporterait mal d'avoir à respirer au travers d'un masque pendant un travail.