La civilisation du
cheval qui existait depuis les temps les plus reculés, et pratiquement universelle, a disparu en à peine
1 siècle.
En effet, au cours du début du
XXème siècle le
cheval utilitaire, de trait, et de transport perdra son exclusivité.
C'est au cours de la
Seconde Guerre Mondiale, de
1939 à 1945, que le coup de grâce sera porté au
cheval de combat, qui était un élément indispensable depuis l'
Antiquité, et surtout depuis le haut
Moyen Âge.
Pourtant, c'est au cours de ce conflit, plus que tout les autres auparavant, que son usage a été à son maximum.
Des millions de
chevaux du front
germano-soviétique ont connu un massacre sans précédent.
La rupture qui a lors lieu, sera décisive dans l'histoire du
cheval.
Le
cheval, qui a pourtant été une étape technologique d'une durée sans précédent, a été remplacé par des machines durant la généralisation de la mécanisation.
La fabuleuse énergie qu'était le
cheval s'en est allée.
Fini le bruit des
sabots sur le pavé des villes.
Dans les batailles, le
cheval a définitivement concédé sa place aux engins motorisés.
Il ne fut pas la seule victime de cette révolution technologique, le
maréchal ferrant, le
bourrelier, le
sellier, tous ont été éliminés de l'économie et ont du déserter leur atelier.
De nos jours, il ne reste que le souvenir d'une aventure culturelle, le
cheval n'est plus indispensable à la vie de l'homme et il a été relégué au rang de partenaire sportif, ou de loisir, et plus tristement comme animal de boucherie.
C'est la fin d'une époque, où «
La plus noble conquête que l'homme ait jamais faite », selon les termes de
Buffon, a brusquement perdu son rôle.
A travers le monde, quelques traditions survivent avec les derniers peuples cavaliers comme les éleveurs de
Mongolie, les gardians de
Camargue, les ganaderos de la
Communauté Autonome d'Andalousie, située au nord de l'
Espagne, les cow-boys des
États Unis, ou les gauchos d'
Argentine.
En renvoyant des images primitives intemporelles, ils portent toute la mémoire d'un passé qui n'est pas si lointain.