Le
garrot est plus saillant chez l'
étalon que chez la
jument, ou le hongre castré jeune.
En effet, le développement de l'avant-main, c'est-à-dire des deux
membres antérieurs de l'
encolure et de la
tête, est un caractère sexuel secondaire, spécifique de l'
étalon (toute l'infrastructure osseuse, et notamment le support fondamental du balancier cervical, se développe plus sous l'influence de la testostérone, hormone sexuelle du mâle, que sous celle des hormones femelles).
Chez les races de trait, le
garrot, peu saillant, est estompé par l'importante
musculature développée par les efforts de traction.
En revanche, un
cheval peu
musclée semble avoir un
garrot surélevé, décharné, tranchant.
Chez le
cheval de
selle, un
garrot bien musclé, qui paraît sec mais étoffé, est un indice de qualité.
Du fait de la fragilité de la peau dans cette zone, de l'existence, entre les
apophyses épineuses saillantes et le
tégument, de
bourses séreuses (structures qui servent au coulissement de la peau, et qui se défendent très mal contre l'infection), il faut s'attacher à bien vérifier qu'il n'y ait, dans cette région du
corps, aucune plaie, aucune cicatrice, aucune tuméfaction.
Un
garrot bien étoffé, harmonieusement complété par une
épaule oblique
(permettant d'amples mouvements), et une
poitrine profonde
(témoignant d'une vaste capacité thoracique et d'échanges respiratoires importants), laisse présumer de bonnes aptitudes aux performances sportives du
cheval.