L'Auxois

Un cheval de traction capable de s'adapter à de fortes variations de températures

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Le Cheval de Trait Auxois sur une veste à capucheLe Cheval de Trait Auxois sur un bobLe Cheval de Trait Auxois sur un sac bananeLe Cheval de Trait Auxois sur un débardeurLe Cheval de Trait Auxois sur une chope
L'Auxois porte le nom de sa région natale qui est une zone très agricole située au cœur de la Bourgogne en France.

Jalonnée de collines et de plaines et doté d'un climat continental, la Région Historique de Bourgogne a donné à l'Auxois ses qualités de résistance et d'adaptation à de fortes variations de températures.

Descendant du Bourguignon du Moyen Âge, l'Auxois a été créé pour combler le manque de chevaux de traction pour les travaux agricoles, le cheval du Morvan ayant disparu des terres Auxoises.

Il est issu de juments locales de quatre départements de France, l'Yonne, la Saône, la Loire et la Nièvre, qui ont été croisées avec l'Ardennais et le Trait du Nord, mais aussi avec un soupçon de Percheron en 1840 et de Boulonnais en 1860.

Au cours des années 1840, le Percheron est introduit. Puis en 1860 le Boulonnais va suivre, puis ce sera l'Ardennais ou le Nivernais.

L'Auxois est issu de cette jumenterie locale croisée avec des étalons Ardennais et Trait du Nord, très recherchés, à l'époque dans le monde agricole, pour leur puissance et leur grande taille.

Avec une bonne puissance de traction, héritage de l'Ardennais, et sa grande taille, qu'il doit au Trait du Nord, l'Auxois, deviendra rapidement, un précieux atout dans le travail des terres agricoles.

Malheureusement, comme ses congénères, les chevaux de trait, il va être victime de la généralisation de la mécanisation et n'aura plus l'utilité qu'on lui connaissait auparavant.

Le déclin de la race ne se fait pas attendre et dès le début des années 1950 et surtout durant les années 1960, l'Auxois verra un véritable effondrement de ses effectifs, à tel point qu'il a bien failli disparaître dans les années 1970.

L'Auxois doit, malheureusement, sa subsistance à la production de viande, qui n'affectera pas son patrimoine génétique.

La seule modification notable est la prise de poids, en effet, l'Auxois qui avait un poids d'environ 650 kilogrammes, a atteint les 800 à 1000 kilogrammes.

Ce sacrifice ne suffira pas, car la viande de l'Auxois est moins prisée que celle de son homologue le Percheron.

Alors que les effectifs continuent de s'effondrer, et ce jusqu'en 1994, les Haras Nationaux cherchent des solutions pour réorienter les débouchés de l'Auxois, qu'ils trouveront grâce au développement de l'équitation de loisirs.

Les éleveurs ne sont pas en reste, puisqu'ils vont trouver des débouchés pour l'Auxois, comme le travail dans les vignes, beaucoup moins intrusif avec un cheval de trait.

La reconnaissance de l'Auxois s'est heurté à de nombreux échecs, en effet, les tentatives de 1903 et 1904 ne vont pas aboutir.

C'est en 1912, que l'« Union Nationale du Cheval de Trait Auxois » prend la décision de croiser l'Auxois uniquement avec des étalons Ardennais ou Trait du Nord, et en 1913 le registre généalogique sera enfin ouvert.
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