Il est issu de
juments locales de quatre départements de
France, l'Yonne, la Saône, la Loire et la Nièvre, qui ont été croisées avec l'
Ardennais et le
Trait du Nord, mais aussi avec un soupçon de
Percheron en
1840 et de
Boulonnais en
1860.
Au cours des années
1840, le
Percheron est introduit. Puis en
1860 le
Boulonnais va suivre, puis ce sera l'
Ardennais ou le
Nivernais.
L'
Auxois est issu de cette jumenterie locale croisée avec des
étalons Ardennais et
Trait du Nord, très recherchés, à l'époque dans le monde agricole, pour leur puissance et leur grande taille.
Avec une bonne puissance de traction, héritage de l'
Ardennais, et sa grande taille, qu'il doit au
Trait du Nord, l'
Auxois, deviendra rapidement, un précieux atout dans le travail des terres agricoles.
Malheureusement, comme ses congénères, les chevaux de trait, il va être victime de la généralisation de la mécanisation et n'aura plus l'utilité qu'on lui connaissait auparavant.
Le déclin de la race ne se fait pas attendre et dès le début des années
1950 et surtout durant les années
1960, l'
Auxois verra un véritable effondrement de ses effectifs, à tel point qu'il a bien failli disparaître dans les années
1970.
L'
Auxois doit, malheureusement, sa subsistance à la production de viande, qui n'affectera pas son patrimoine génétique.
La seule modification notable est la prise de poids, en effet, l'
Auxois qui avait un poids d'environ
650 kilogrammes, a atteint les
800 à 1000 kilogrammes.
Ce sacrifice ne suffira pas, car la viande de l'
Auxois est moins prisée que celle de son homologue le
Percheron.
Alors que les effectifs continuent de s'effondrer, et ce jusqu'en
1994, les
Haras Nationaux cherchent des solutions pour réorienter les débouchés de l'
Auxois, qu'ils trouveront grâce au développement de l'équitation de loisirs.
Les éleveurs ne sont pas en reste, puisqu'ils vont trouver des débouchés pour l'
Auxois, comme le travail dans les vignes, beaucoup moins intrusif avec un cheval de trait.
La reconnaissance de l'
Auxois s'est heurté à de nombreux échecs, en effet, les tentatives de
1903 et
1904 ne vont pas aboutir.
C'est en
1912, que l'«
Union Nationale du Cheval de Trait Auxois » prend la décision de croiser l'
Auxois uniquement avec des
étalons Ardennais ou
Trait du Nord, et en
1913 le registre généalogique sera enfin ouvert.