Il doit être sec et former un volume régulier que n'entache aucune déformation. L'angle que fait la direction des
phalanges par rapport à la direction verticale du
canon est d'environ
30°.
Il faut se méfier des
boulets affaissés qui traduisent une lésion du suspenseur du
boulet, comme des boulets exagérément relevés, voire projetés en avant
(on parle alors de bouleture), correspondant généralement à une rétraction des cordes tendineuses.
Il faut aussi considérer comme fragiles les
chevaux ayant des
boulets menus et trop fins par rapport au volume corporel
(selon une expression imagée mais anatomiquement fausse, ces animaux manquent de poignet).
Chez les
chevaux éloignés du sang, la face postérieure du
boulet porte une excroissance cornée
(ergot), vestige probable d'un
doigt atrophié, ainsi que des fanons abondants.
Ces caractères s'atténuent très fortement chez le
Pur Sang et les
chevaux près du sang.
Les fanons protègent le
paturon contre les irritations mécaniques, en particulier lorsque le
cheval marche sur un sol boueux ou sablonneux.
Il faut donc toujours les préserver, éviter de les raser et les entretenir soigneusement.
Toute erreur dans l'hygiène de ses fanons expose le
cheval aux crevasses du
paturon, affections très rebelles.