Des croisements supplémentaires avec le cheptel du
Pure Race Espagnole (Andalou), et un apport du
Mecklembourg en provenance d'
Allemagne, ont également façonné la race.
Au temps du règne d'
Henri IV (de 1589 à 1610), il était sans doute apprécié, comme en témoigne la création des
courses de
Saint Omer en
1589.
Au
XVIIème siècle, le
Boulonnais jouissait d'une excellente réputation auprès de négociants de la
Région Historique de la Picardie et de la
Région de Normandie, venus acheter de bons
chevaux pour leur activité et leur utilisation.
En effet, le
Boulonnais a été utilisé pour transporter du poisson frais, d'où le surnom «
Mareyeur » qui signifie «
vendeur de poisson », de
Boulogne sur Mer, ville d'où il tire son nom, à
Paris, ou bien pour déplacer de gros blocs de pierre, et même pour tirer l'artillerie et fournir des wagons à l'armée française au
XXème siècle.
Au début des années
1900, le
Boulonnais a été importé en grand nombre aux
États Unis, et était extrêmement populaires en
France.
Mais malheureusement, avec deux guerres mondiales en
Europe dans la première moitié du siècle, et la généralisation de la mécanisation, la population du
Boulonnais a beaucoup souffert, et a presque disparu après la
Seconde Guerre mondiale (de 1939 à 1945).
Si bien qu'en
2010,
60% des individus de la race était élevé pour la production de viande.
Cependant, l'industrie de l'abattage en crise en raison de la baisse des prix, de la controverse sur l'hippophagie et de l'importation de viande à bas prix, a entraîné une chute brutale de la consommation de viande chevaline en
Europe.
C'est bien évidemment une bonne nouvelle, si l'on considère la consommation inacceptable de ce magnifique
cheval, mais pour la survie de la race, c'est une autre histoire, car elle n'avait pratiquement plus de débouchés.
Aujourd'hui, des reproducteurs
Boulonnais sont présents dans plusieurs départements du nord ouest de la
France, notamment dans le
Département du Pas de Calais, le
Département du Nord (Dunkerque et Hazebrouck), le
Département de la Somme, la
Département de la Seine Maritime et le
Département de l'Oise.
Les
Boulonnais sont à cette époque principalement élevés sur des haras financés par le gouvernement, afin d'empêcher cette race impressionnante de disparaître.
En parallèle, les
Haras Nationaux ont mis au point un programme d'élevage visant à croiser le
Boulonnais avec l'
Arabe, afin de créer un
cheval rapide et alerte, qui portera le nom d'
Arabo Boulonnais.
Certains
étalons ont particulièrement marqués la race, comme
Fréthun (né en 1949), qui est présent dans
14 % des
Boulonnais actuels,
Trésor (né en 1963),
Astérix (né en 1966) et
Prince (né en 1981).
Considérée en
2008 comme une race en voie de disparition, le «
Syndicat Hippique du Boulonnais »
(SHB) proposent des subventions aux éleveurs.
Quant au plan de sauvegarde de l'
Institut Français du Cheval et de l'équitation (IFCE), mis en place à partir de
2011, il sera finalisé en
2014.
Malgré les efforts déployés, le
Boulonnais reste l'une des races de
chevaux les plus menacées de
France depuis
2015, et la situation est aggravée par l'absence de choix dans les croisements avec des races proches, à cause des problèmes dû à la consanguinité, et à la dérive génétique.
Dans le but de préserver et de protéger ce
cheval qui a peu de débouchés, les éleveurs bénéficient d'aides financières, mais l'effectif reste faible avec
335 juments et
34 étalons en activité, pour
171 immatriculations enregistrées par an
(données SIRE au 04 juillet 2017).