Les mouvements que produit le
cheval ne sont pas tous programmés par son patrimoine génétique.
En effet, il peut, grâce au développement de son
cortex cérébral, apprendre tout au long de sa vie.
Il débute très tôt chez le
foal (jeune cheval), par l'intermédiaire de jeux qui lui permettent de perfectionner la coordination de ses mouvements innés.
Cette acquisition peut être au bénéfice de l'homme qui peut ainsi éduquer le
cheval.
L'
équitation académique, tout comme l'entraînement, fait appel à cette capacité d'apprentissage du cerveau de mouvements inédits ou de la régularité dans une
allure donnée.
Toutefois, il ne s'agit toutefois que d'un contrôle nouveau sur des mouvements génétiquement déjà acquis.
L'éducation d'un
cheval n'est donc basée que sur l'exploitation d'une capacité innée, soit par le renforcement de cette même capacité, soit par la réduction d'une de ses composantes, comme la
croupade, une figure d'école, qui dérive de la
ruade.
Si l'entraînement a pour objectif d'augmenter la résistance physique à l'effort, le
dressage, ou l'éducation, quant à lui, a pour objectif la mise en place de
comportements qui permettent d'exprimer correctement des gestes nécessaires à la discipline visée.
Dans tous les cas, le
dressage nécessitera une activité nerveuse cohérente, c'est-à-dire qu'il faut impérativement que le
cheval comprenne ce qu'on lui demande.
Si l'entraînement est basé sur une exigence quantitative de travail physique, l'éducation, quant à elle, repose sur une exigence qualitative, et sur la prise en compte des aptitudes naturelles de chaque
cheval à acquérir un comportement nouveau.
L'entraînement permet une progression régulière de la quantité de travail effectué par le
cheval, l'éducation, quant à elle, assure la continuité dans l'acquisition de nouveaux mouvements, amené dans un ordre cohérent et constant, afin que chaque séance de travail renforce l'acquis des séances précédentes et n'ajoute, à cet même acquis, que la quantité de connaissances nouvelles qui peuvent être mémorisées par le
cheval.