Avec les
cartilages scutiformes, le
coussinet plantaire joue un rôle capital dans l'amortissement lors de la réception après un
saut, ou à l'occasion des chocs pendant les mouvements aux grandes
allures.
L'irrigation
sanguine, composée d'un très riche lacis de
veines et située entre la troisième phalange et les structures d'appui du
pied, contribue également à amortir les chocs.
Pour assurer efficacement son travail, le
coussinet plantaire doit pouvoir se reposer sur l'
irrigation sanguine.
En effet, lorsque le
pied s'appuie sur le sol, le
sang qui remplit les
vaisseaux veineux est chassé vers le
cœur droit, ce qui assure la
circulation de retour, mais aussi contribue à l'amortissement des pressions à la façon d'un amortisseur hydraulique.
C'est la
pression sanguine élevée qui permet que le lacis
veineux se remplisse rapidement dès que l'appui cesse, c'est-à-dire, pendant le temps de suspension de la
protaction.
Par contre, l'immobilité prolongée d'un
cheval peut entraîner la stagnation du
sang dans le
pied et l'asphyxie des tissus qui va en découler va provoquer des troubles graves qui conduisent à une forme de
fourbure du
pied.
Ce type de phénomène peut s'observer lorsque le
cheval est en suppression d'appui, suite à une blessure par exemple, et que son membre reste figé sur le sol.
La congestion du
pied va alors apparaître rapidement
(fourbure).
Il ne faut jamais oublier qu'un
cheval est un animal très spécifique et aussi très fragile, pour qui toute désadaptation prolongée peut provoquer une affection mortelle par l'exacerbation de pathologies résultant de ses adaptations.