La motricité
Le
postérieur a une motricité qui est moins modulable que celle de l'
antérieur, car fonctionnellement parlant, les mouvements de ses différentes parties sont solidaires, et d'amplitudes scrupuleusement proportionnelles.
Par ailleurs, les mouvements d'adduction
(qui rapproche un membre) et d'abduction
(qui écarte un membre) sont peu importants durant la
marche.
Par contre, il intervient quand le
cheval se
campe en
station, pour
uriner ou lorsqu'il se
couche par exemple.
De ce fait, le
cheval peut s'écarteler quand il glisse sur un sol verglacé, et sa
musculature d'adducteurs peut être facilement blessée car elle n'est pas conçue pour supporter des mouvements importants.
C'est la même chose pour l'
articulation coxo-fémorale, dont l'anatomie permet surtout les mouvements
antéro-postérieurs.
L'unique adaptation qui est possible dans la motricité du train
postérieur est de pouvoir engager plus ou moins les
postérieurs sous la masse
corporelle pour accroître la puissance du
saut.
Tout comme le membre
antérieur, la mobilisation du
postérieur est effectuée par le jeu coordonné des contractions des
muscles extenseurs et fléchisseurs.
Les muscles et les tendons
La
protraction (mouvement d'engagement vers l'avant) du
membre postérieur est le principalement le résultat de la contraction des gros
muscles de la face antérieur de la
cuisse (tenseur du fascia lata, triceps crural) et des
muscles extenseurs du
doigt.
Toute mise en
marche doit normalement débuter par la contraction des extenseurs des
postérieurs, mais si le
cheval est fatigué, la coordination
neuromusculaire peut être corrompue, et le mouvement peut alors débuter par une
flexion, ce qui provoque une
crampe qui va bloquer de façon durable le membre en extension par la particularité
neurophysiologique qui entraîne la
contracture simultanée des
fléchisseurs et des
extenseurs.
Ce type de
crampe, accrochement rotulien ou
pseudo-luxation rotulienne, est fréquent quand un poulain est mis à l'entraînement, ou chez les trotteurs qui sont surmenés.
Dans les cas graves seule une opération, qui consiste à la section du
ligament tibio-rotulien interne, peut garantir la guérison.
Développant la force de propulsion maximale, les
fléchisseurs sont capables de projeter un
cheval au dessus d'un
obstacle de la même taille que lui.
Ils sont composés des
fessiers, qui ont une action sur le
trochanter, des
muscles de la
croupe et de la face postérieure de la
cuisse, ainsi que des
gastrocnémiens qui agissent sur le
calcanéum.
Ces
muscles, très puissants, permettent de pouvoir apprécier l'aptitude des performances du
cheval lorsqu'ils ont fait l'objet d'un bon développement.
En observant la flexion du
postérieur du
cheval, on remarque que la flexion du
grasset précède toujours une flexion de même amplitude du
jarret.
Cela tient est dû au fait que, dans face antérieure, il existe une corde rigide et inextensible
(corde fémoro-métatarsienne) qui unit, après avoir coulissé dans les anneaux fibreux localisés à la face interne du
jarret, la face antérieure du
condyle externe du
fémur à la tubérosité avant du
métatarsien principal.
Donc, la flexion du
grasset tire sur le
doigt pour ensuite toujours entraîner la flexion du
jarret.
Ce système est complété par le
muscle fléchisseur superficiel du doigt, le
muscle du
perforé, qui s'insère en haut sur le fémur et en bas par la première phalange, il fournit donc une action associée, synergique à celle de la
corde fémoro-métatarsienne.
Les aplombs
Les défauts d'
aplombs observés sur les
postérieurs sont similaire à ceux des
antérieurs.
On distingue notamment les
trop serrés du derrière, les ja
rrets cambrés,
trop ouverts,
clos ou
crochus, les
cagneux et les
panards.