L'inspection du
jarret doit donc être très attentive sur cette face où l'on peut trouver les stigmates de lésions internes.
Le
jarret se regarde de profil, de l'arrière, et de trois quarts avant.
Le profil permet de repérer la direction d'ensemble des rayons
osseux.
La face antérieure
(pli du jarret) doit être sèche, nette et les plis tégumentaires doivent être bien marqués.
La région postérieure, la
pointe du
jarret, a pour support squelettique le
calcanéum,
os dressé verticalement qui forme le talon chez l'homme, et elle doit être exempte de
tares.
Les
tendons des
muscles fléchisseurs forment, au-dessus, la
corde du
jarret, qui doit être sèche et nette.
L'espace sis entre la
corde et la
pointe du
jarret, d'une part, et les reliefs
osseux correspondant à la fusion du péroné et du
tibia, d'autre part, doit être en franche dépression, sans aucune
tare molle, ou
vessigon.
En étudiant les
aplombs vus de dos, on peut examiner les positions respectives des deux
jarrets.
Les
jarrets sont
clos, ou
crochus, lorsqu'ils sont rapprochés l'un de l'autre.
A l'inverse, ils sont
ouverts, ou
cambrés.
De trois quarts avant, on peut observer facilement les faces antérieures et les zones
antéro-internes des deux
jarrets d'un côté, puis de l'autre.
Lorsque celles-ci présentent des
tares, ou
lésions, on peut en déduire qu'il y, ou qu'il y a eu une affection du
jarret.
Si les
tares ne sont pas évolutives, le
cheval peut bien souvent avoir des performances normales.
En revanche, lors de la
phase inflammatoire, ces
tares entraînent des douleurs pendant la
marche et donc des
boiteries.
Elles sont bien plus graves chez le
trotteur, car elles l'incitent à passer au
galop, et donc à «
aller à la faute », ce qui est une cause de disqualification en
course.
L'appréciation des conséquences fonctionnelles des
lésions du
jarret révélées par l'examen externe du
cheval ne peut être faite que par un spécialiste des problèmes
médico-sportifs, car il n'y a aucune corrélation entre l'ampleur des
lésions et leur
gravité.