Le
milieu intérieur est composé par la totalité des liquides qui baignent les cellules de l'organisme du
cheval.
En conséquence, il ne possède donc aucun organe en propre, mais il forme un système qui se diffuse et permet aux cellules de vivre.
La composition du
milieu intérieur doit rester relativement fixe durant la vie du
cheval, en effet, les variations quantitatives importantes de ce
milieu provoquent des
maladies, et, au-dessus de limites bien définies, la
mort.
De ce fait, une grande partie du comportement du
cheval a pour objectif premier de maintenir la composition de ce
milieu, comme la recherche de l'
eau quand il a soif, de nourriture quand ses réserves d'énergie diminuent, de déplacements vers une zone d'ombre quand il a chaud...
La base structurelle du
milieu intérieur est avant tout formée par l'
eau qui contient des
sels minéraux en solution dont le
chlorure de sodium (fixe l'hydratation de l'organisme), le
bicarbonate de sodium (règle l'équilibre acides-bases), les
sels de potassium, de
calcium, de
magnésium, des
phosphates (assurent la bonne marche des métabolismes cellulaires), ainsi que des protéines sous forme
colloïdale (mélanges qui contiennent des particules en suspension).
Le
milieu intérieur doit également posséder un
pH voisin de la neutralité, qui est compris entre
7,3 et 7,4 chez le
cheval au
repos.
Pour y parvenir, deux organes jouent un très grand rôle dans la stabilisation de la composition du
milieu intérieur, il s'agit du
foie et des
reins.
Un système complexe des
glandes endocrines qui produisent des hormones et le
système nerveux végétatif interviennent dans la composition du
milieu intérieur, le maintien de son
pH et la régulation de la température.
Dans l'adaptation à l'effort sportif du
cheval ce sont les sécrétions des
glandes surrénales, hormones dont les plus importantes sont les
gluco-corticoïdes et les
minéralo-corticoïdes fixant la composition du
milieu intérieur en sels et permettant à l'organisme de se défendre contre les agressions ou stress, qui interviennent très puissamment et qui occasionnent toutes les variations des conditions de vie.
Afin de stabiliser la composition de son
milieu intérieur, le
cheval va présenter des modifications dans le fonctionnement de ses
glandes hépatiques et rénales, mais également manifester des comportements prioritaires très spécifiques, comme la recherche de l'
eau, des aliments, des terres ou des pierres salées pour trouver du
chlorure de sodium...
En liberté, l'
instinct de conservation très fiable du
cheval lui permet de maintenir ces
comportements prioritaires de survie de manière très efficace.
Mais dans le
milieu artificiel que lui est imposé par l'homme, il ne peut disposer que de ce qui est mis à sa disposition.
Dans l'éventualité où il manquerait un seul élément, le
cheval peut présenter un déficit progressif, une
carence, qui peuvent le conduire à la
maladie.
Certaines règles d'hygiène donnent au
cheval la possibilité de vivre dans les conditions optimales qui permettent à son organisme d'assurer la fixité de la composition de son
milieu intérieur nécessaire à sa santé, mais également à l'expression de ses aptitudes et de ses performances.